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Penda Mbow «regrette beaucoup» la rupture du dialogue entre le pouvoir et l’opposition sur le processus électoral. «Il y a des sujets qu’on aurait dû clore pour toujours. Nous avons connu une alternance exemplaire en 2000, une deuxième en 2012. Après des expériences comme les Assises nationales, le M23, tout cela devrait faire en sorte qu’on ait des consensus sur des questions majeures», a déclaré la représentante personnelle du président de la République à l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif). C’était hier au King Fahd Palace, lors de l’ouverture de la 9ème assemblée du World movement for democracy, (Mouve­ment mondial pour la démocratie).
En effet, le pouvoir et l’opposition se regardent en chiens de faïence depuis l’agitation, puis le vote de la loi sur le parrainage. Des tiraillements qui pourraient négativement impacter le développement du pays, alerte Mme Mbow. «Quand je vois ce qui se fait à Diamniadio avec les infrastructures, c’est très intéressant. Mais le Sénégal ne pourra avancer si son évolution est toujours plombée par des contestations politiques. Nous devons dépasser ces questions politiques», insiste-t-elle. Pour cela, elle invite le président de la République à ouvrir le dialogue. «Ce consensus est nécessaire plus que jamais si nous voulons que le Sénégal reste et demeure un modèle. L’opposition et le pouvoir doivent se retrouver pour aplanir certaines difficultés et nous permettre, nous autres citoyens, d’aller de l’avant vers ce Sénégal dont nous rêvons tous. On ne peut pas ici travailler, et là-bas détruire dans un climat d’animosité qui ne dit pas son nom», déplore Penda Mbow. En démocratie, dit-elle, il faut avoir la patience de discuter et de débattre.
Et aujourd’hui que la loi sur le parrainage est votée, «il faut que l’opposition accepte de rejoindre la majorité pour voir les modalités d’application» et «ce n’est pas dans la rue que ces questions seront réglées». Pour Mme Mbow, le parrainage est une «réponse à une situation où le jeu démocratique est devenu anarchique».
bgdiop@lequotidien.sn

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