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Le directeur du Bureau de mise à niveau (Bmn), Ibrahima Diouf, a profité hier de la cérémonie de signature de conventions avec une vingtaine d’entreprises pour inviter le secteur privé à porter le plaidoyer pour la pérennisation du programme.

L’utilité du programme de mise à niveau des entreprises est connue. Son apport n’est plus à démontrer. Suffisant pour que le directeur du Bureau de mise à niveau (Bmn) souhaite sa pérennisation. «Le programme de mise à niveau doit être pérennisé. Et nous comptons sur le secteur privé pour porter ce plaidoyer», a déclaré hier Ibrahima Diouf, à l’occasion d’une cérémonie de signature de conventions avec une vingtaine d’entreprises. En effet, explique le directeur, «les ressources dont dispose le programme pour accompagner les entreprises ont été abondées en bonne partie par les partenaires techniques et financiers, notamment l’A­gen­ce française de développement (Afd) principalement, et l’Union européenne. Aujourd’­hui, il faudrait que l’Etat du Sénégal s’engage davantage. Il contribue tant bien que mal à abonder le fonds de mise à niveau, mais les ressources sont insuffisantes au regard de la forte demande des entreprises». «Il nous faut des ressources. Il faut pérenniser les ressources à l’instar de ce qui se fait en Tunisie qui a servi de modèle pour le Sénégal. Il ne faudrait pas que les ressources du programme souffrent. Nous comptons sur vous, secteur privé, pour le plaidoyer auprès des autorités étatiques», a dit M. Diouf devant une vingtaine de chefs d’entreprise. Ces derniers viennent de bénéficier de l’appui du Bureau de mise à niveau, après d’intenses efforts déplo­yés. Au total, c’est un montant de 4,709 milliards de francs Cfa d’investissements approuvés par le comité de pilotage du Bmn. Cela correspond à un montant de 1,041 millions de francs Cfa de primes d’encouragement à l’investissement octroyés à ces entreprises. Parmi ces 20 entreprises, 9 ont bénéficié du programme de mise à niveau globale, tandis que les 11 ont profité du programme de mise à niveau spécifique nationale.
Pour ces Pme, le nombre d’emplois permanents est évalué à 691 postes, tandis les emplois temporaires sont estimés à 1 781, selon Ibrahima Diouf.
Avec l’appui du programme de mise à niveau, ces statistiques devraient être revues à la hausse. Pour les emplois par exemple, la création de 115 nouveaux emplois permanents est attendue, ainsi qu’une croissance du chiffre d’affaires, de la valeur ajoutée…
dialigue@lequotidien.sn 

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