PARTAGER

Pour 2016, les récoltes arachidières sont estimées à 997 mille 553 tonnes, contre une production d’1 million 121 mille 474 tonnes en 2015, soit une baisse d’environ 5%. Cette contreperformance  est surtout liée à l’arrêt précoce de la pluviométrie.

Par Dialigué FAYE

Le bon comportement des cultures augurait une bonne production agricole pour l’année 2016. Mais avec le déficit pluviométrique lié à l’arrêt précoce des pluies, les récoltes n’ont pas été fameuses pour une bonne partie des producteurs. En ce qui con­cerne la production arachidière par exemple, la production nationale de cette année, a chuté à 997 mille 553 tonnes, contre 1 million 121 mille 474 tonnes en 2015, soit une baisse d’environ 5%.
Le prix au producteur a été, tout de même, revu à la hausse. De 200 francs Cfa en 2015, il est passé à 210 francs Cfa le kilogramme en 2016.
Cela intervient dans un con­texte où la Sonacos a été ressuscitée. Ce choix s’inscrit dans la politique de relance des activités de la société désormais détenue  à 99,78% par l’Etat du Sénégal, à 0,11% par les travailleurs de l’ancienne Seib et 0,11% par les travailleurs de la boite. Il faut dire que l’épisode de la privatisation de la société qui avait alors, pris le nom de Suneor, s’est soldé par un échec cuisant du groupe Advens dirigé par Abbas Jaber.
Malgré cette baisse de la production arachidière, le pays table pour l’année 2016, sur un taux de croissance de 6,6%. Un taux  presque atteint, si l’on se fie aux projections du ministère de l’Economie, des finances et du plan. Le déficit budgétaire qui était de 6,7% en 2011, a été ramené à 4,2% en 2016.
Par conséquent, en cette fin d’année 2016,  le Sénégal est, d’après Africa performance index (Api), à la 2e position dans le classement des meilleurs ministères de l’Economie, des finances en Afrique de l’Ouest et du Centre. Cet outil de recherche, qui vise à susciter des réformes dans les domaines relatifs à la gestion des institutions du secteur public au profit du développement du secteur privé, a identifié le département de Amadou Ba comme une référence en termes de gestion des finances publiques.
S’y ajoute la dette souveraine du Sénégal notée par Standard and Poor’s. Dans cette notation, le Sénégal  récolte un B+. Ce qui signifierait que la dette du Sénégal  est encore soutenable. Rapporté à la richesse nationale, l’encours de la dette est de l’ordre de 57% ; donc inférieure à la norme communautaire de l’Uemoa, qui est de 70%. Pour l’amortissement et les charges de la dette publique, l’Etat  a décaissé 595,6 milliards de francs en 2016.

Le Sénégal,
de plain-pied dans
le mix énergétique
Concernant le domaine énergétique, en 2016, le Sénégal est entré de plain-pied dans le mix énergétique. Avec l’inauguration de la centrale solaire de Bokhol  de 20 Mw et celle de Malicounda d’une même capacité, le pays a davantage renforcé ses sources énergétiques, bien que le coût de l’électricité n’ait pas bougé. «La centrale de Bokhol va produire de l’électricité à 160 milles personnes  pour une production de 34 Gwh  par an  et alimentera le réseau  géré par la Senelec». D’un coût d’environ 22 milliards de francs Cfa, la centrale de Malicounda devrait «satisfaire la consommation de 9 mille concessions environ».
En plus de ces énergies renouvelables injectées dans le parc de production de la Senelec, les découvertes de pétrole et de gaz vont apporter une autre dimension  dans le mix énergétique. Les premières estimations sur les réserves de gaz naturel découvertes sur le périmètre du permis de Cayar  offshore profond, par Kosmos Energy, en partenariat avec Timis corporation et Petrosen, sont de l’ordre de 15 Tcf de gaz naturel équivalant à 140 milliards de m3. Cette découverte a été la deuxième réalisée par Kosmos Energy et ses partenaires,  après celle de Guembeul-1, dans le bloc de Saint-Louis offshore profond, qui a confirmé l’existence de ressources communes d’hydrocarbures dans la zone dénommée  «Grand Tortue/Ahmeyim nn» au niveau de la zone frontalière entre le Sénégal et  la Mauritanie.
Dans son discours de fin d’année 2015, Macky Sall avait annoncé le lancement des travaux du Train express régional (Ter). Cela a également, été l’un des faits saillants de l’actualité économique au Sénégal, durant cette année 2016. A la suite du lancement, le chef de l’Etat  dans le cadre de sa visite d’Etat en France, a visité l’entreprise française, Alstom qui va fabriquer 15 Ter dont le coût global est estimé à 568 milliards de francs Cfa. Cette commande  permettra de sauver 1500 emplois directs pour la compagnie de fabrication des trains et de ses composantes, ainsi que plus de 2500 autres emplois auprès de fournisseurs et clients divers, ce qui fait en tout environ 4000 emplois. Ce train dont le délai de livraison est fixé à deux ans par Macky Sall, devrait permettre de débuter un nouveau mode de transport qui va  changer le système actuel des transports.

Réalisation de
36 Km d’autoroute
Dans le domaine des infrastructures, un axe de 36 km s’est ajouté en 2016, au réseau autoroutier national. Il s’agit des tronçons Diamniadio-Aibd de 17 km et Aibd-Sindia distant de 19 km inaugurés par le président de la République en octobre 2016. Cet axe Diamniadio-Aibd-Sindia porte le réseau national à 71 km aujourd’hui. Le chef de l’Etat promet de l’amener à 221 Km en 2019.
Pour rappel, «la section Diam­niadio-Aibd a été réalisée selon un schéma de partenariat public privé pour un montant de 92 milliards dont un financement public de 69 milliards correspondant à la subvention versée par l’Etat et un financement privé apporté par le partenaire Senac S.a  pour un montant de 23 mil­liards de francs Cfa. (…) S’agis­sant de l’axe Aibd-Sindia d’un coût de 70 milliards de francs Cfa, il a été réalisé dans le cadre du projet global de construction des 2 projets d’autoroute Aibd- Mbour sur 39 km et Aibd -Thiès sur 16 km grâce à un prêt concessionnel de Eximbank Chine».
Pour le tourisme, la Casa­mance n’est plus classée comme  zone à risques par la France.  Une mesure qui de l’avis de beaucoup d’acteurs, permettra de contribuer à la relance du tourisme au Sénégal.
dialigue@lequotidien.sn

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here