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Amadou Ba, ministre le l’Economie, des finances et du plan

L’agence de notation Moody’s a procédé au rehaussement de la notation du crédit souverain du Sénégal, qui passe  de B1 positif à Ba3 avec une perspective stable.

Moody’s confirme les performances économiques du Sénégal.   Cette agence de notation a «procédé au rehaussement de la notation du crédit souverain du Sénégal qui passe de B1 positif à Ba3 avec une perspective stable». Cette «bonne note» résulte, à en croire les fonctionnaires du ministère des Finances, de la croissance économique «vigoureuse  tirée, essentiellement par les améliorations notées dans les infrastructures énergétiques, de transport ainsi que les réformes structurelles, notamment dans le domaine agricole».  Mais aussi, de «la consolidation budgétaire continue, améliorant ainsi la structure budgétaire, avec une augmentation des dépenses en capital du gouvernement». Com­me autre moteur qui soutient le relèvement de la note du Sénégal, les collaborateurs de Amadou Ba, ministre de l’Economie, des finances et du plan, ont souligné «les indicateurs de la dette du gouvernement qui sont globalement conformes à ceux des souverains classés Ba3…».
Quid des gains de cette performance pour le pays ? Le ministère des Finances affirme que «ce reclassement permettrait de quitter la notation B1 qui caractérise un crédit  très spéculatif, un PibB/tête faible et une déficience des infrastructures. Ainsi, le Sénégal réduit  la vulnérabilité de son économie et le spectre d’un défaut sur sa dette». En termes de comparaison,  ajoutent-il, «le Sénégal rattrape la Côte d’Ivoire et reste avec ce dernier les deux pays subsahariens à atteindre cette notation. Il devance des pays comme  le Ghana, le Nigeria, le Gabon et l’Egypte qui  sont mieux pourvus en ressources naturelles.
Au surplus, le Sénégal se positionnerait au même niveau que la Tunisie longtemps citée pour son modèle économique. En somme ce rehaussement, pourrait faciliter davantage l’accès du Sénégal au marché financier international en réduisant les coûts d’emprunt notant la prime de risque pays».
Toutefois, précisent les fonctionnaires du Mefp, «le Sénégal devra poursuivre les réformes visant à améliorer la résilience de l’économie, la solidité institutionnelle et la transparence. Par ailleurs, la récente découverte du pétrole constitue un atout important».

dialigue@lequotidien.sn

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