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Les sages-femmes font partie des professionnels de la santé les plus exposés au Covid-19, car l’exercice de leur métier ne leur permet pas de respecter l’une des règles de prévention, la distanciation sociale, a dit à l’Aps l’une d’elles, Safiatou Kanouté Cissé.
«La distanciation sociale, ça pose problème parce qu’on ne peut pas faire une consultation prénatale ou un accouchement en restant à un mètre de la patiente», a fait remarquer Mme Cissé, sage-femme au poste de santé de Fass Hlm, dans la commune de Nioro du Rip (Centre).
«Tout ce que nous pouvons faire, c’est respecter les mesures-barrières concernant le port des gants et du masque», a-t-elle dit, interrogée à l’occasion de la célébration, mardi, de la Journée internationale de la sage-femme.
Prises entre le devoir de protection et l’impossible respect de la distanciation sociale, Safiatou Kanouté Cissé dit s’en remettre au «Bon Dieu». Elle dit être préoccupée par les enfants-mendiants ou talibés, très exposés au Covid-19.
Le lavage des mains est, selon elle, le principal geste-barrière contre le Covid-19, dans les services de maternité de certains établissements de santé, comme celui de Fass Hlm.
«Après chaque consultation, il faut se laver les mains. C’est ce que nous faisons avant d’entrer dans notre lieu de travail, en utilisant du gel hydro-alcoolique et le thermo-flash», a expliqué Mme Cissé.
Elle dit conseiller aussi le lavage des mains aux femmes enceintes qui, comme les nouveau-nés, sont «très vulnérables». «Nous essayons, tant bien que mal, de faire entendre la voix des sages-femmes à travers des émissions de radio ou de télévision», a ajouté Safiatou Kanouté Cissé, parlant de la sensibilisation sur la maladie à coronavirus.

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