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Une croissance beaucoup plus robuste et inclusive, telle est l’ambition du candidat de la coalition Bby, s’il est réélu pour un deuxième mandat. Pour cela, annonce El Hadj Ibrahima Sall, le Président Macky Sall va changer intégralement de modèle.

Depuis 2015, la croissance de l’Economie sénégalaise n’est pas descendue en deçà de 6,5%. Et le Président Sall n’entend pas faire moins, s’il est réélu pour un deuxième mandat. Dans son prochain mandat, annonce El Hadj Ibrahima Sall, ancien ministre du Plan sous Diouf, «le Président va changer intégralement le modèle de croissance. La façon dont nous produisions, consommions, répartitions nos richesses jusque-là va être changée. Et c’est autour de l’écologie que va se porter notre modèle de croissance future, avec zéro bidonville, zéro déchet».
Lancien ministre, qui a rejoint le camp de Macky Sall, intervenait hier, lors d’un panel sur le programme économique du candidat Bby, organisé par le pôle communication de la coalition.
Selon lui, le candidat de la coalition Bby a pris aussi, l’engagement d’améliorer la création de richesses. Il explique que «la croissance va être augmentée. Compte tenu du programme d’investissement contenu dans le plan d’action prioritaire du Plan Sénégal émergent (Pse), ils vont décrocher un taux de croissance supérieur à 7% et essayer de toucher les 9% de croissance». Car, argue-t-il, «nous avons assez de capital, nous aurons de meilleures ressources humaines, puisque nous travaillons sur la formation. Mieux, les réformes que nous préconisons dans l’Etat en matière d’organisation et de planification vont nous permettre d’exécuter plus rapidement les projets et d’avoir plus d’efficacité dans le capital que nous allons investir. La croissance va ainsi être plus soutenue et de meilleure qualité». Sur cette qualité de la croissance, l’économiste précise que les investissements publics que le régime de Macky Sall entend faire dans son prochain mandat, vont faire l’objet «d’une sélection plus vigoureuse et vont avoir un contenu plus fort, parce qu’ils vont avoir des comptes nationaux d’emplois». Le Président Sall, informe le conférencier, envisage par ailleurs «des investissements qui vont consolider les territoires». «Le prochain mandat sera un mandat où vous verrez un peu partout au Sénégal jusqu’en Casamance, l’instauration et la mise en place de parcs industriels. Nous avons des investissements d’anticipation, il nous reste à mettre en place le dispositif industriel», assure M. Sall.

Décrocher un taux supérieur à 7%
En termes d’opportunités, il souligne que «le Sénégal va être le pays le plus stable et le plus sûr de la sous-région». Ce qui, d’après lui, va booster le niveau des investissements directs étrangers au Sénégal.
A ce propos, Habib Ndao, un des panélistes, a évoqué le succès du dernier Groupe consultatif de Paris, qui signifie, à son avis, que «les investisseurs étrangers ont évalué le Sénégal, sa politique économique, le leadership du Président Macky Sall sa crédibilité avant d’exprimer leur confiance en notre pays». «Les marchés financiers n’investissent pas dans une situation d’incertitude», soutient le secrétaire exécutif de l’Observatoire de la qualité des services financiers (Oqsf), un démembrement du ministère de l’Economie, des finances et du plan.
L’ancien ministre Sall a rappelé auparavant, qu’en arrivant au pouvoir en 2012, «Macky Sall avait trouvé une situation économique dépressive, parce que tout simplement l’économie avait cessé de produire des richesses. On avait un taux de croissance parmi les plus faibles, 1,8%. Et à l’époque, les richesses évoluaient moins vite que la population du Sénégal. S’y ajoutait un déficit budgétaire extrêmement important».
Aujourd’hui, ce déficit est ramené à 3,5% contre un taux de 5,3% sur la période 2006-2015, indique Pape Malick Ndour. Le président du Conseil départemental de Guinguinéo renseigne que le niveau d’endettement du Sénégal est estimé à 48,8%, ce qui est encore en-deçà du seuil fixé par l’Uemoa, qui est de 70%. «En dehors du taux d’endettement, il y a d’autres critères qui entrent en jeu dans le cadre de la viabilité de la dette. Et dans la loi de finance du Sénégal, tous les indicateurs de viabilité de la dette restent acceptables. Il n’y a aucun plafond qui a été dépassé», se félicite le responsable politique à Guinguinéo.
Pour El Hadj Ibrahima Sall et ses panélistes durant le premier mandat du Président Sall, «le redressement de notre économie a été spectaculaire. Ce qui a permis aux agrégats de se tenir très bien».
dialigue@lequotidien.sn

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