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Le directeur général de Petrosen souhaite un allègement fiscal des services pétroliers pour que les compagnies puissent s’installer massivement au Sénégal. Pour Mamadou Faye, cela va permettre non seulement de lancer le Centre de recherche, d’employer de jeunes Sénégalais mais également, de permettre de distribuer les revenus qui seront tirés du pétrole.

Le gouvernement compte beaucoup sur les découvertes de pétrole et de gaz pour absorber le chômage des jeunes. Pour relever ce défi, le directeur général de la Société nationale du pétrole juge nécessaire d’aller vers un allègement fiscal des services pétroliers pour attirer plus de compagnies de services au Sénégal. Selon Mamadou Faye, qui intervenait samedi sur «les enjeux socioéconomiques de l’industrie pétrolière», à Saly portudal, lors d’un atelier d’échange avec le Collectif des journalistes économiques du Sénégal (Cojes), dans le secteur de l’Energie, les compagnies pétrolières em­ploient entre 25 et 30% des effectifs. Mais   ce sont les compagnies de services qui utilisent plus de monde. «Une plateforme de production va utiliser 250 personnes à peu près. Même si on a, au Nord, du gaz, on ne dépassera pas les 500 emplois. Et ce n’est pas cela qui va absorber le chômage au Sénégal. Nous pensons que, si nous faisons un allègement fiscal nécessaire, les compagnies de services vont s’installer au Sénégal. Car, ces compagnies ne vont que là il y a des niches qui leur permettent de payer moins d’impôt. Aujourd’hui, avec ces découvertes, elles sont prêtes à s’installer à Las Palmas et venir travailler au Sénégal. Et au lieu que ça profite au Sénégal, c’est Las Palmas qui va en profiter ou un autre pays comme la Côte d’Ivoire», explique le directeur général de Petrosen.
Pour éviter cette situation, suggère M. Faye, «il est important que ces aspects soient étudiés. Elles vont résorber le maximum d’emplois. Mais, si elles se positionnent en Côte d’Ivoire ou à Las Palmas,  près de 25% des revenus qui seront tirés du pétrole risquent d’aller dans ces pays, parce que les services vont avec la production. On ne peut pas éviter l’intervention de ces compagnies au cours de la production». Donc, exhorte le Dg, «il est important que nous réfléchissions à un allègement fiscal qui va permettre à ces compagnies de venir s’installer au Sénégal et de travailler avec les compagnies pétrolières et l’Institut du pétrole et du gaz qui sera créé. Cela va permettre, non seulement, de lancer le Centre de recherche, d’employer de jeunes Sénégalais mais également, de prendre part aux opérations qui vont se faire localement. Ce qui va permettre au moins, de distribuer les revenus qui seront tirés du pétrole».

Nécessité d’une 2e raffinerie
Mamadou Faye, directeur général de Petrosen a également, profité des échanges que la Société nationale de pétrole a eus samedi, avec le Cojes, pour exhorter l’Etat du Sénégal à aller vers la réalisation d’une deuxième raffinerie. En effet explique le Dg de Petrosen, «avec les volumes de pétrole qui seront produits au Sénégal, on va largement, dépasser la demande sénégalaise pourvue qu’on puisse le traiter ici. Aujourd’hui, la Sar a une capacité limite d’1 million de tonnes par an. Ainsi, pour combler le gap de la demande qui est de 2,2 millions de tonnes, le Sénégal importe 1,2 million de tonnes. S’il n’y a pas une seconde raffinerie, on ne sera pas en mesure de produire ce reliquat pour satisfaire la demande». Avec une deuxième raffinerie d’une capacité de 6 à 7 millions de tonnes par an, estime le patron de la compagnie nationale pétrolière, «on aura la latitude de produire pour satisfaire la demande locale et la demande sous régionale. Le gouvernement aura des options à faire et parmi ces options, on peut amener à fermer la Sar».

dialigue@lequotidien.sn

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