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Le ministre du Pétrole et des énergies, Mouha­madou Makhtar Cissé, a procédé hier au lancement des travaux de construction du projet pétrolier de Sangomar. Une cérémonie marquant la prise de décision finale d’investissement de la phase I dudit projet par le groupe Woodside Senegal et ses partenaires, notamment Capricorn Senegal limited, Far limited et Petrosen.

Le consortium Rufisque offshore, Sangomar offshore et Sangomar offshore profond (Rssd) formé par Woodside, Capricorn Senegal limited (filiale de Cairn energy Plc), Far limited et la Société des pétroles du Sénégal (Petrosen) est maintenant prêt à démarrer l’exécution du projet de développement du champ pétrolier Sangomar. Suite au quitus de l’Etat sénégalais, le ministre du Pétrole et des énergies, Mouhamadou Makhtar Cissé, et la joint-venture ont procédé hier à la signature officielle de l’Accord Etat-hôte ainsi que celle de la décision finale d’investissement permettant ainsi d’entrer dans l’étape d’exécution de la Phase 1 du projet Sangomar.
Situé à 100 km au large des côtes sénégalaises dans les blocs de Rufisque offshore, Sangomar offshore et Sangomar offshore profond, ce champ pétrolier produira dans sa première phase, selon les experts du ministère du Pétrole et des énergies, «un total de 230 millions de barils avec une production journalière estimée à 100 mille barils».
Les travaux majeurs du projet devraient inclure «une campagne de forage et de complétion soutenue dans le cadre du développement. Celle-ci prévoit le forage de 23 puits qui seront reliés par un réseau de systèmes sous-marins progressivement installés sur le champ entre 2021 et 2023». Le ministre informe que l’arrivée du Fpso, c’est-à-dire du navire spécialement conçu pour le traitement des hydrocarbures et le stockage du pétrole, au large de nos côtes est prévue en 2022, permettant ainsi le début de la phase de mise en service pour un début de production attendue en début 2023.
Ces activités, indique M. Cissé, «nécessiteront l’implication des entreprises sénégalaises qui participeront à la chaîne de valeurs du projet, notamment aux activités liées à la base logistique qui sera située au mole 1 du Port autonome de Dakar et qui porteront entre autres sur la fourniture de biens et services, le transport des équipements et la mise à disposition d’une main-d’œuvre qualifiée pour les sous-traitants».
A son avis, «des opportunités se présenteront également dans les domaines de la fabrication et de la gestion des déchets sans oublier le conseil juridique et financier. Tout cela augmentera indirectement la gamme de services pour les autres industries du pays. Ainsi, ce projet va créer et soutenir des opportunités d’emplois aussi bien directes qu’indirects».
Il promet que «durant tout ce processus, l’Etat du Sénégal sera engagé aux côtés de la joint-venture pour s’assurer de maintenir une étroite collaboration avec les communautés locales et les sous-traitants afin de réaliser les opportunités et les avantages potentiels de ce développement d’importance nationale.
Il s’agit d’opportunités pour les entreprises sénégalaises que j’encourage fortement à saisir. C’est dans cette optique que l’Etat du Sénégal est en train d’ériger un dispositif réglementaire en support au contenu local à travers la loi qui porte le même nom et pour laquelle les décrets d’application sont en cours d’élaboration sous la direction du Cos-Petrogaz et seront publiés au cours de ce trimestre». Mouhamadou Makhtar Cissé exhorte ainsi Woodside et ses partenaires à un «respect scrupuleux des délais et des coûts aussi pour aboutir à la production du premier baril de pétrole en début 2023, suivant les engagements pris en ce sens. L’Etat du Sénégal ne ménagera aucun effort pour que cet objectif soit atteint».

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