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Mouhamadou Makhtar Cissé, ministre du Pétrole et des énergies.

La Commission en charge des énergies de l’Assemblée nationale tient depuis hier à Saly une rencontre avec le ministère du Pétrole et des énergies. Celle-ci, présidée par le ministre Mouhamadou Makhtar Cissé, permettra aux députés de mieux appréhender les enjeux autour du pétrole et du gaz et au-delà, des énergies.

Les députés veulent s’approprier les enjeux liés au pétrole et à l’énergie. Le ministre du Pétrole et des énergies n’a pas caché sa satisfaction de pouvoir échanger avec eux sur toutes les questions stratégiques et d’importance capitale pour le pays, l’énergie étant par essence au cœur de tout développement.
Lors de son discours, il a informé les députés des problématiques majeures du secteur. Selon lui, ces enjeux, par rapport aux perspectives, commandent d’adopter une approche qui consiste à aller vers le public pour un partage de l’information plutôt que l’inverse. C’est pourquoi, s’adressant aux députés, il a déclaré : «Il est vrai que le domaine de l’énergie, en particulier des hydrocarbures, est assez technique et nécessite quelques notions de base pour en comprendre la quintessence. C’est pourquoi nous faisons cette démarche pour vous permettre de mieux appréhender.»
Le ministre Mouhamadou Makhtar Cissé a renseigné sur la nouvelle Lettre de politique de développement du secteur de l’énergie (Lpdse) qui a été validée le 24 octobre dernier. Elle indique la politique énergétique à mettre en œuvre au cours des cinq (5) prochaines années. Lesquels sont : la mise en place des préalables à la production du pétrole et du gaz local et de la sécurisation de la logistique d’approvisionnement en hydrocarbures du pays, l’accès universel et durable à des services de l’électricité à moindre coût, la sécurisation de l’approvisionnement des ménages en énergie durable, le parachèvement de la réforme du cadre légal et réglementaire du secteur, et enfin l’amélioration du dispositif de pilotage, de régulation et de suivi-évaluation auquel doit faire face le secteur de l’énergie, entre autres .
Poursuivant son propos, il a également rappelé que les acquis et résultats notés dans la dernière Lettre de développement du secteur de l’énergie (Lpdse) 2012-2017 sont plutôt encourageants. Il dit : «Des progrès indiscutables ont été réalisés dans le secteur des énergies et du pétrole pour assurer la disponibilité continue de l’électricité, améliorer la qualité de service et étendre les réseaux de transport et de distribution dans la perspective de l’accès universel au service de l’électricité en 2025. Nous avons également enregistré un doublement du nombre de localités électrifiées en milieu rural, passant de 1 648 en 2012 à 4 276 en 2019. S’y ajoute le début du processus d’extension des missions de la Commission de régulation du secteur de l’électricité (Crse) avec l’intégration de la régulation du secteur aval des hydrocarbures.» En outre, il a souligné que sur 17 blocs du bassin sédimentaire, 10 sont sous contrat avec des découvertes de pétrole et de gaz dans 3 blocs : «Ces résultats non négligeables nous permettent d’être optimistes et de poursuivre les efforts, notamment pour mobiliser les 4 000 milliards nécessaires sur les cinq prochaines années pour financer la mise en œuvre de la Lettre de développement du secteur de l’énergie (Lpdse) qui est un bon document de planification», a rappelé le ministre. Il a aussi rappelé aux députés la stratégie «Gaz to power», adoptée par le gouvernement en 2018 et qui, selon lui, permettra la conversion de nos centrales au gaz et entraînera la baisse des coûts de production d’électricité grâce à l’utilisation prochaine du gaz local à l’horizon 2022-2023.
Face à autant de défis, le ministre du Pétrole et des énergies a évoqué l’adoption d’un nouveau Code gazier qui sera bientôt soumis aux députés : «Ce Code gazier va régir les segments Midstream et aval dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie ‘’Gaz to power’’ et de la monétisation du gaz naturel (pétrochimie, engrais, etc.). L’énergie est au cœur de tout développement. Notre gouvernement a pris la pleine mesure de cet enjeu qui fait partie des piliers, sinon l’un des facteurs clés du Plan Sénégal émergent (Pse)», a conclu M. Cissé.
Pour mieux appréhender les enjeux et défis liés à ce secteur, Abdoulaye Baldé, président de la Commission en charge des énergies à l’Assemblée nationale, a déclaré que le projet de loi du Code gazier qui est déjà soumis aux députés passera en commission le 24 janvier prochain et en plénière le 27 janvier pour son adoption.

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