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Le dialogue politique de haut niveau centré sur l’enfant, l’adolescent et le jeune de la phase II du Plan Sénégal émergent (Pse) a démarré hier. Il ouvre un cadre d’échanges entre acteurs et experts venus d’horizons différents. La rencontre sera totalement consacrée aux politiques publiques et aux investissements quant à la place de cette tranche de la société dans les priorités de la phase II du Pse et le développement du capital humain. «Au Sénégal, les questions liées à l’enfance et à la jeunesse sont au cœur du Pse, et de l’acte 3 de la décentralisation. C’est l’expression de la forte volonté politique que le président de la République a impulsée au développement de notre pays en s’appuyant sur ce socle de la population», a martelé hier Birama Mangara, ministre du Budget. C’est ainsi va-t-il ajouter que le Pse met l’accent sur la création de richesse et d’emplois ainsi que le développement dans des secteurs stratégiques ayant des impacts particulièrement significatifs sur les jeunes. Et par cet engagement, «le gouvernement traduit sa détermination à encadrer les jeunes dont le potentiel constitue une formidable fenêtre d’opportunités en termes de dividende démographique à utiliser au mieux dans les efforts de développement». M. Mangara de rappeler que plusieurs programmes et stratégies ont été mis en place au Sénégal en faveur des enfants. Toutefois, il reste des défis à relever dans le domaine de l’état civil, des mariages précoces, de l’excision, de la mendicité et du travail des enfants ainsi que de la violence faite à ces derniers.
Pour la représentante du Fonds des Nations-Unies pour l’enfance (Unicef), Laylee Moshiri, cet atelier est également l’occasion pour eux d’échanger ensemble sur les réalisations du Sénégal dans le cadre de la phase I du Pse et de recentrer la place du capital humain, enfant, adolescent et jeune dans sa 2e phase. Elle justifie, en outre, l’implication de leur institution dans ce colloque. «L’impératif de l’Unicef de soutenir ce dialogue est guidé par le souci d’assurer que le pays puisse éviter les coûts économiques et sociaux associés à un manque d’actions pertinentes et propices envers les enfants et les adolescents», dit-elle. Non sans souligner qu’investir sur les adolescents et jeunes est l’équivalent de donner une deuxième chance et de construire un meilleur futur pour les jeunes eux-mêmes, leur société et le monde entier. Cet évènement coïncide avec le 60e anniversaire de la présence de l’Unicef au Sénégal.
mfkebe@lequotidien.sn

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