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DG BMN

Le Bureau de mise à niveau des entreprises (Bmn), qui a organisé hier un atelier d’information et de sensibilisation du secteur bancaire sur les villes durables, veut que les banquiers saisissent les opportunités qu’offre la phase pilote de ce projet. Financé à hauteur de 880 millions de francs Cfa par le Fonds de l’environnement mondial (Fem), le projet pilote vise à réduire les émissions de carbone liées à l’industrialisation et à l’urbanisation dans le nouveau pôle urbain de Diamniadio.
«Il s’agira au cours de cet atelier d’explorer des pistes d’un partenariat entre banques, établissements financiers et industries autour de produits et services financiers adaptés au processus de mise à niveau. En effet, la question de financement des plans de mise à niveau est une préoccupation majeure des organes de gouvernance du programme de mise à niveau», explique Ibrahima Diouf, directeur général du Bmn.
Le secteur bancaire est ainsi appelé à saisir cette opportunité pour voir comment nouer des partenariats féconds afin de pouvoir contribuer à la maîtrise de l’environnement, mais aussi trouver des produits et services financiers innovants capables d’accompagner les entreprises pour que les modèles industriels soient résilients et s’appuient sur une préservation de l’environnement.
Et les acteurs du système bancaire semblent en être conscients, car le secteur est en train de s’ajuster pour prendre en charge la question de l’environnement. Pour Malick Ndiaye, directeur général de la Caisse nationale de crédit agricole du Sénégal (Cncas), par ailleurs vice-président de l’Apbefs, «nous avons intégré dans nos processus de décision, pour l’essentiel, des risques environnementaux et sociaux. Ce qui n’était pas, il y a quelques années, un critère d’appréciation d’un financement. Aujourd’hui, le système bancaire intègre de plus en plus la préoccupation de l’impact d’un financement d’une industrie sur l’environnement et sur le social».
Pour ce qui concerne la Cncas par exemple, le vice-président de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Sénégal précise qu’elle a intégré le critère de risque environnemental et social dans l’analyse de ses projets. «Nous avons un système de gestion environnemental et social, nous avons des compétences qui nous permettent d’évaluer ces projets. Ce que nous ne faisions pas il y a quelque temps. D’autres ban­ques sont en train de faire le même effort pour s’intéresser à cette question transversale qu’est l’environnement. Cette rencontre de sensibilisation participera certainement à renforcer cela», assure le banquier.
Le projet pilote «Villes durables», qui est mis en œuvre par le Bureau de mise à niveau des entreprises, cible 11 entreprises. Il devrait permettre de faire éclore des entreprises compétitives et durables, surtout dans le secteur des Petite et moyennes entreprises/Petites et moyennes industries (Pme/Pmi), afin que les chaînes de valeurs soient prises en charge, mais aussi que des intégrations industrielles performantes soient promues dans le cadre des symbioses industrielles qui contribueraient à la valorisation des ressources et à leur consommation sobre et rationnelle.
dialigue@lequotidien.sn

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