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Une forte baisse de la pisciculture au quatrième trimestre 2018. Sur cette période, l’activité a fléchi de 40,6%. Ce recul, selon la dernière note de conjoncture de la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee), est lié au «manque d’aliment de poisson en 2017 et 2018 au niveau de l’Agence nationale de l’aquaculture (Ana), en rapport avec les difficultés de mobilisation et/ou la réduction des allocations budgétaires de la part de l’Etat». En effet, expliquent les experts, «le manque d’aliment influence négativement la quantité et la qualité des alevins qui servent à l’empoissonnement des fermes». Concernant l’activité mytilicole, souligne la Dpee dans son document, «elle s’est contractée de 61,3% sur la période. Par rapport à la cible de production en 2018 projetée à 3 162 tonnes, un niveau de réalisation de 35,1% est enregistré».
En perspective, recommande la Dpee, «le maintien des performances enregistrées entre 2012 et 2016, soit une croissance moyenne de 92% par an, passerait par une mobilisation des budgets inscrits dans le contrat de performance signé avec l’Etat».
En 2018, renseigne la Dpee, «la production aquacole (pisciculture, ostréiculture, mytiliculture, algoculture et élevage de crocodiles) s’est établie à 1 108 tonnes, augmentant de 9,7% par rapport à l’année précédente. Cette performance est imputable à l’algoculture (supérieur à 100%) et à l’ostréiculture (supérieur à 100%) avec des productions respectives de 301 tonnes et 395 tonnes. Elle est notamment expliquée par la mise en place de nouvelles fermes ostréicoles et d’algues, favorisée par la facilitation des exportations des macro-algues vers la Chine».
dialigue@lequotidien.sn

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