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Khalifa Ababacar Sall n’était pas présent à l’Assemblée nationale hier, lors de l’installation de la 13ème Législature, mais on ne l’aurait pas cru, à en juger par le nombre de fois où la situation du maire de Dakar, emprisonné à Rebeuss, a été évoquée par ses partisans. Le premier à monter au front a été Cheikh Bamba Dièye qui a interrompu l’appel nominatif sur la base de l’article 11 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale pour exiger sa présence à l’Hémicycle. «Nous commençons notre Législature par un élément extrêmement important. Je vise l’article 11 de notre Règlement intérieur qui dit que pour des questions de procédure, on peut interrompre le débat lorsqu’il s’agit du vote du bureau de l’Assemblée nationale. La question de fond est que dans l’énoncé on a appelé le nom de Khalifa Ababacar Sall qui vous a adressé une lettre. Il veut être présent, il n’est pas malade, il n’y a rien qui l’empêche d’être présent. Il est juste retenu en prison en violation flagrante de ses droits. C’est une question de procédure parce qu’il ne peut participer à cette élection. C’est fondamental pour une Assemblée qui se veut de rupture», a-t-il dit.
Mais la parole va lui être retirée par Abdoulaye Makhtar Diop qui présidait la séance et selon qui l’article en question dit «qu’il n’y a pas un débat autre que celui de la procédure». Après Cheikh Bamba Dièye, la parole a été donnée au député Abdou Mbow qui rétorque au partisan de Khalifa Sall qu’il «ne s’agit pas là de question de procédure, mais de politique politicienne». A la fin du vote, Mansour Sy Djamil a, lui aussi, pris la parole pour parler de cette question. Ainsi, il a rappelé les dernières interventions de Serigne Abdoul Aziz Sy adressées aux députés et au président de la République. Selon lui, Dabakh parlait sur la base de la justice et de l’équité. Rappelant qu’il est dit dans le Coran que les prophètes et les Livres sont envoyés pour que «la justice et l’ordre règnent sur terre», Mansour Sy Djamil a voulu interpeller «sur ce qui s’est passé le 30 juillet avec la manière dont les élections se sont passées et aussi avant le 30 juillet avec l’arrestation de Khalifa Sall», seulement il n’a pas pu terminer. Son temps était épuisé.
dkane@lequotidien.sn

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