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L’Ong Grand mother project – Changement par la culture (Gmp) – et ses partenaires communautaires ont célébré samedi passé la Journée internationale de la jeune fille, habituellement organisée le 11 octobre. Ils ont réfléchi sur les conditions de vie de la jeune fille dans le Fouladou et proposé des solutions pour améliorer certains aspects de leur existence. Les filles ont proposé, entre autres, la création d’un fonds local pour l’éducation et la formation.

Des filles des communes de Kandia, Némataba et Vélingara, encadrées par l’Ong Grand mother project – Changement par la culture (Gmp) – ont marché samedi pour appeler à plus de protection et de sollicitude de la part des parents, des partenaires au développement et des pouvoirs publics et locaux pour l’amélioration de leurs conditions d’existence et d’étude. Pancartes à la main, elles ont scandé des slogans vantant les apports des grands-mères, dépositaires des valeurs culturelles locales, dans leur éducation et protection. Cela, tout le long de la voie goudronnée qui mène de la limite nord de la ville, en passant par le marché central pour finir à la préfecture. Là, elles ont lu et remis à l’adjoint du préfet du département, Mamadou Lamine Ngom, le rapport de synthèse des travaux d’atelier, organisés quelques heures auparavant à l’école élémentaire Thie­rno Moustapha Barry. Travaux axés sur les actions à mener en faveur de la jeune fille du Fouladou. Les participants aux différents groupes de travail, samedi matin, sont des grands-mères, des femmes en âge de procréer, des religieux et des notables. Ils ont aidé les jeunes filles à proposer certaines actions à même de les aider dans leur éducation et formation. Elles ont pu écrire dans le rapport les recommandations suivantes : «Mettre en place un mécanisme de suivi des progrès sur la scolarisation, l’éducation et la formation professionnelle, renforcer davantage la protection des filles dans l’environnement scolaire, mutualiser les connaissances et les bonnes pratiques en matière de protection de l’enfant, de la fille en particulier, les capitaliser et les diffuser, et puis mettre en place un fonds local pour l’éducation et la formation professionnelle.» Sur le mode de constitution de ce fonds, Mamadou Coulibaly, chargé des projets à Gmp, détaille : «Ce fonds sera constitué par une partie de tous ces fonds en faveur de l’éducation et de la formation détenus par des Ong, des partenaires au développement, des mécènes, les collectivités territoriales, l’Union des comités de gestion de l’école, les inspections de l’éducation et de la formation. Cela évite une dispersion des efforts et actions. Il pourra appuyer les ménages vulnérables dans l’acquisition de fournitures et uniformes scolaires, primer les meilleurs élèves, financer la formation professionnelle, des filles surtout, qui abandonnent l’école avant ou après l’obtention du Bfem.» Les filles ont organisé cette marche pour célébrer la Journée internationale de la jeune fille à Vélingara.

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