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La 25ème édition du Festival international de jazz de Saint-Louis a baissé ses rideaux hier dans la vieille ville, après huit jours sans interruption de concerts. Au terme de cette édition qui a marqué l’anniversaire du quart de siècle de cet évènement musical phare dans l’agenda culturel national et africain, les organisateurs ont tiré un bilan assez positif. Toutefois, le président de l’Association Saint-Louis jazz, organisatrice, et le directeur général de la Bicis, partenaire leader, ont plaidé pour la mise en place d’une fondation qui prendrait le relais des actuels organisateurs.
L’idée de création d’une fondation Saint-Louis jazz qui est en gestation depuis l’année dernière doit, selon le président de l’Association Saint-Louis jazz, prendre de plus en plus forme afin de permettre au festival de se relancer et de connaître dans l’avenir moins de difficultés. Selon Me Diop qui s’est dit «peu satisfait», alors qu’il tirait le bilan de ce 25ème Saint-Louis jazz, l’organisation a posé quelques soucis.
Il a rappelé que l’année dernière, l’arrêté d’interdiction du préfet à cause de la menace terroriste avait fait beaucoup de secousses qui avaient fait que beaucoup d’artistes avaient désisté dont la tête d’affiche Marcus Miller. Pour corriger ces erreurs, Me Ibrahima Diop a fait savoir que son association a recruté un expert en sécurité dont le travail, en collaboration avec les Force de sécurité, a permis de rassurer tout le monde pour cette édition. Dans le même sillage, d’autres experts ont été recrutés pour accompagner la programmation. «Finalement, le festival s’est tenu dans d’assez bonnes conditions avec un budget de près de 300 millions exécuté seulement aux ¾».
Il a fallu tout de même, d’après Me Ibrahima Diop, recourir à un découvert bancaire pour arriver à honorer les engagements liés à l’organisation en général. Le reste du budget provient respectivement de la Bicis qui avait mis au départ du partenariat 200 mille francs et qui, aujourd’hui, contribue à hauteur de 21 millions de francs Cfa.
Pour cette édition, le chef de l’Etat a offert 20 millions, la commune de Saint-Louis 6 millions dont les trois ont été retenus pour le paiement de taxes. Me Diop fait également part de la participation du Saint-louisien, Amadou Diaw, qui a réussi à mobiliser 50 millions pour payer les cachets et l’hébergement de certains artistes à l’instar de Lucky Paterson.
Le président de l’Association Saint-Louis jazz a par ailleurs révélé que parallèlement aux concerts, d’autres activités ont également été déroulées dont un colloque sur la modification de l’écosystème de la Langue de Barbarie pour alerter l’opinion sur les menaces qui pèsent sur cette partie de la ville de Saint-Louis. Dans le cadre de la sauvegarde du patrimoine, l’Asso­cia­tion Saint-Louis jazz a aussi plaidé pour sa sauvegarde. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle Marcus Miller, ambassadeur de l’Unesco pour le patrimoine, a été invité.
Me Ibrahima Diop n’a pas manqué de remercier la Bicis qui accompagne pleinement le festival, mais aussi les autres partenaires qui ont apporté leurs contributions à la réussite de ce rendez-vous.