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Suite à la plainte de Ousmane Sonko contre Mamour Diallo, Me El hadji Diouf, avocat de ce dernier, a présenté son plaidoyer hier devant la presse. Il a montré «le protocole d’accord qui lie Ousmane Sonko aux héritiers du titre foncier 14/51R» et dans lequel, souligne-t-il, le leader de Pastef dévoile ses manœuvres frauduleuses.

Ousmane Sonko, qui accuse Mamour Diallo d’un détournement de 94 milliards de F Cfa relatif au titre foncier 14/51R, a fini par déposer une plainte contre son accusé. Cette attitude de Sonko qui, après avoir dit niet à la Commission d’enquête, ne laisse pas indifférent Me El hadji Diouf, avocat de l’ex-Directeur des domaines. La robe noire a convoqué hier la presse pour montrer pourquoi son client n’a pas détourné 94 milliards de Francs Cfa et pourquoi Ousmane Sonko mérite un mandat de dépôt, parce qu’étant «diffuseur de fausses informations et accusateur sans preuves». Il a dit : «Je réclame l’arrestation et l’emprisonnement de Ousmane Sonko, sans quoi on risque d’assister à une faiblesse coupable de l’Etat du Sénégal, parce que j’ai les preuves selon lesquelles il doit dormir en prison.»
Ce qui a conduit le surnommé Avocat du peuple à brandir d’abord «le protocole d’accord signé le 7 août 2018 par cabinet Atlas de Ousmane Sonko et les héritiers du titre foncier 14/51R». Selon El Hadji Diouf, ledit protocole dit : «les héritiers du titre foncier 14/51R représentés par Yéri Diakhaté, Djibril Dial, Abdou Mbengue, Masène Sarr, Saliou Ndiaye, Ibrahima Samb s’engagent à rémunérer le cabinet Atlas sur la base des sommes ou valeurs recouvrées sur le titre foncier 14/51R. Cette rémunération est déterminée par une part de 12% hors taxe retenue à la source des sommes ou valeurs recouvrées directement ou indirectement par le cabinet Atlas» de M. Sonko, précise Me El hadji Diouf. Ce qui est étonnant dans ce protocole d’accord, remarque l’avocat, c’est «la clause de confidentialité» qui prévoit que «chacune des parties s’engage à conserver confidentiel tout document ou information échangée ou communiquée dans le cadre de l’exécution des termes de ce protocole d’accord». A ce titre, poursuit-il citant la clause de confidentialité, «chacune des parties s’engage à ne procéder à aucune divulgation des informations confidentielles à des tiers sans l’accord préalable de l’autre partie». Tel est le travail de celui qui se dit antisystème et ne veut pas qu’on dévoile ses manœuvres frauduleuses sur cette affaire des 94 milliards, note Me Diouf, avant de signifier que le contrat a été signé le 7 août 2018 par le cabinet Atlas et les héritiers du titre foncier en question.
Le défenseur de Mamour Diallo soutient ainsi que le leader de Pastef voulait mettre la pression sur l’Etat pour le paiement des 94 milliards aux héritiers, afin qu’il perçoive ses 12% soit 11 milliards, pour financer sa campagne électorale à la Présidentielle du 24 février 2019. De même, pour expliquer que Sonko est un «magouilleur et n’est pas crédible», la robe noire brandit une liste de présence lors d’une réunion (entre la société Atlas et les héritiers en date du 6 août 2018) sur laquelle étaient inscrits les participants en y mettant leur nom, prénom, numéro de téléphone et signature sauf Ousmane Sonko et son ami Ismaïla Ba qui n’ont pas mis leurs contacts et ont «écrit leurs noms comme un médecin».
Par ailleurs, Me Diouf précise que Mamour Diallo ne détient pas l’argent, raison pour laquelle il ne peut pas le détourner. C’est le Trésor qui paie quand l’Etat doit dédommager des familles, les impôts ne font que préparer le dossier. «Comment donc celui qui ne détient pas l’argent, à qui on ne verse pas l’argent, peut détourner de l’argent qu’il n’a jamais gardé ?», s’interroge l’avocat de Mamour Diallo.

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