PARTAGER

A Fith-mith, Golf et Las Palmas, l’air n’est plus «pur» le soir. Quand les chats sont gris, une fumée épaisse s’élève vers le ciel à partir de l’hôpital Dalaal Jam. Lequel incinère ses déchets biomédicaux à travers «un banaliseur». Cette situation ulcère les populations riveraines, qui menacent de poursuivre en justice l’établissement hospitalier à cause de cette «pollution», qui impacte leur santé. A Dalaal Jam, les responsables bottent en touche, mais la polémique grandit dans la zone. Responsable de l’hygiène hospitalière à Dalaal Jam, Mme Joséphine Coumbassa rassure les populations et assure qu’elles ne courent aucun risque.

«Les riverains ont raison de s’inquiéter, mais je vais leur donner les explications qui pourraient les rassurer. Nous avons opté pour une gestion écologiste rationnelle. Et cette gestion écologiste rationnelle est celle qui tient compte de la qualité de l’environnement, de la sécurité mais aussi de l’environnement hu­main. Mais ils peuvent se rassurer, parce que l’option d’incinérer ne nous a jamais attirés. Et heureusement que nous avons un directeur qui privilège la qualité. Il n’en est pas à son premier poste d’administrateur de gestion d’une structure hospitalière. Et lorsque nous avons démarré les services, le directeur a opté pour un banaliseur à la place d’un incinérateur. Parce qu’on a tenu compte de l’environnement de nos voisins. Et avant on transportait nos déchets vers d’autres structures sanitaires dans le cadre d’un partenariat. Et c’est peu après que le directeur nous a dotés d’un banaliseur. Et depuis lors, c’est cet appareil que vous voyez-là qui fonctionne. Rien qu’en voyant l’incinérateur, vous remarquerez nettement qu’il ne fonctionne pas. Et nous sommes prêts à le rendre à l’Etat ou au ministère de la Santé s’ils en ont besoin.
Un banaliseur est plus efficace et surtout plus respectueux de l’environnement. C’est une technologie de pointe actuellement en vogue au niveau des infrastructures de la santé en Europe. Il est connu que l’incinération ne pouvait en aucun cas garantir à 100% la destruction des déchets hospitaliers alors que le banaliseur est en mesure d’assurer cette performance.
Gestion des déchets du Covid-19
Quand nous avons été amenés à participé à la gestion Covid-19, on avait au début le plus nombre de patients. On avait jusqu’à plus de 200 hospitalisés. Et il y avait une quantité de déchets qui sortaient de la zone rouge. Mais grâce au banaliseur, on ne dépasse pas les 6X30kg. Et nous travaillons avec une entreprise spécialisée dans l’incinération, la revalorisation dans la transformation de déchets. On accueille l’entreprise ici pour l’instant parce qu’il y a beaucoup de déchets Covid. Et une fois que l’entreprise a récupéré ces déchets, elle les transforme loin de la région, en brousse.»

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here