PARTAGER
Yatma  Fall, président de la Fédération sénégalaise des associations de personnes handicapées.

La Fédération sénégalaise des associations de personnes handicapées (Fsaph) n’a pas pris part à l’ouverture du dialogue national convoqué par Macky Sall. Elle n’a pas été invitée. La Fsaph, qui ne comprend pas, exprime son inquiétude et invite le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, à corriger ce manquement. Pour la Fsaph, ce dialogue doit être inclusif et les personnes handicapées doivent être présentes à la table des discussions.

La Fédération sénégalaise des associations de personnes handicapées (Fsaph) n’a pas été conviée à l’ouverture du dialogue national. Yatma Fall, président de la Fsaph, annonce que son organisation n’a pas reçu d’invitation de la part du ministre de l’Intérieur. Pourtant, rappelle-t-il, «bien avant l’élection présidentielle, les différents candidats et coalitions avaient été auditionnés par la Fsaph et bon nombre de candidats dont la coalition Benno bokk yaakaar, aujourd’hui au pouvoir, avaient pris l’engagement, une fois élus, d’accorder une meilleure prise en compte des préoccupations du handicap». La Fsaph, qui ne comprend pas l’attitude des autorités, exprime son inquiétude et se pose des questions. «Est-ce un oubli, un dysfonctionnement», se demande son président Yatma Fall.
Devant la presse, les membres de la Fsaph ont invité le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, à corriger ce manquement. Ils veulent être à la table des négociations comme toutes les autres organisations. Mieux, soutient Yatma Fall, la Fsaph veut intégrer les différentes commissions mises en place. «Nous sommes une force de proposition et nous sommes intéressés par toutes les questions qui seront débattues au cours de ce dialogue. Quelle soit la commission sur le processus électoral, la commission économique, la commission sociale ou encore la commission sur la gouvernance, nous avons notre mot à dire», tonne-t-il. «D’ailleurs, souligne-t-il, la Fsaph a déjà fait un audit sur l’accessibilité des bureaux et lieux de vote pour les personnes handicapées et des recommandations ont été faites pour améliorer l’accessibilité et nous comptons discuter de ce point dans la commission en charge de la question électorale», fait-il savoir.
Pour les membres de la Fsaph, les personnes handicapées représentent 15,5% de la population, selon une étude de la Banque mondiale. Et M. Fall d’ajouter que ce dialogue est une occasion pour remettre sur la table la loi d’orientation sociale, votée depuis 2010 et dont les décrets d’application tardent à être signés. Elle attend toujours le décret d’application qui institue le Fonds d’appui aux handicapés et celui relatif à la mise en place d’une Haute autorité du handicap.
ndieng@lequotidien.sn

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here