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Le directeur du Conseil exécutif des transports urbains de Dakar (Cetud), Thierno Birahim Aw, a annoncé la création au Sénégal d’un futur établissement public chargé de la sécurité routière et ferroviaire. «L’Etat du Sénégal, par le biais du ministère des Infrastructures, a décidé de mettre en place un établissement public chargé de la sécurité routière et ferroviaire», a-t-il dit, selon l’Aps, en participant à un panel sur «le civisme et la sécurité routière». Il a annoncé la création de cet organe devant les membres du Conseil économique, social et environnemental (Cese), l’organisateur du panel.  Thierno Birahim Aw estime par ailleurs que l’offre est encore «déficitaire» par rapport à la demande, concernant les transports urbains, malgré les efforts fournis par l’Association de financement des professionnels du transport urbain (Aftu) et la société publique de trans­port Dakar Dem Dikk (Ddd). «Des solutions ardues et structurantes» doivent être apportées au transport urbain, afin de le rendre fluide, affirme M. Aw. Il souhaite la contribution des opérateurs privés réunis au sein de l’Aftu à la recherche de ces solutions. «Nous allons les doter de bus plus modernes et plus confortables», a promis le directeur du Cetud.
Par ailleurs, le directeur du Conseil exécutif des transports a souligné l’importance du triptyque sensibilisation-information-formation, en complément des mesures destinées à réduire la mortalité sur les routes sénégalaises, qui tuent plus de 600 personnes par an. «A côté des réformes pour modifier nos comportements, il va falloir beaucoup de sensibilisation, d’information et de formation», a-t-il déclaré.
Il a rappelé que l’ensemble des mesures prises en matière de civisme et de sécurité routière tendent à réduire le taux de mortalité routière au Sénégal, évaluée à 600 morts par an. «Cet ensemble de mesures contribue à maintenir à défaut de réduire le taux de mortalité qui est de 600 personnes /an», a-t-il déclaré. Il a signalé qu’un travail est en train d’être fait pour des «solutions vigoureuses» devant permettre d’infléchir la courbe de la mortalité routière. Selon M. Aw, le volet comportemental, sur lequel il faut d’abord agir, explique quasiment 90 % des accidents. «Les 7% sont liés à l’état du véhicule et 3% à la conception des infrastructures», a-t-il ajouté.
Le directeur du Cetud conseille également d’amplifier et d’intensifier les efforts sur l’extension du contrôle technique et le renouvellement du parc automobile. A l’en croire, celui-ci «est bien entamé» avec des projets en cours dont le Train express régional (Ter) et le Brt (Bus rapid transit), sans compter le renforcement de Dakar Dém Dikk (Ddd).
Au sujet des «Ndiaga Ndiaye» et des «cars rapides», des véhicules de transport en commun circulant à Dakar, le directeur du Cetud soutient que 1607 véhicules ont été renouvelés. Il a ajouté que depuis six mois, la dernière phase du renouvellement des Cars rapides et Ndiaga Ndiaye a été entamée, avec l’introduction de 800 véhicules en deux phases, qui «vont permettre d’assainir complètement le parc de mini-bus».
Le directeur exécutif de la Nouvelle Prévention routière, Mactar Faye, parlant des maux qui gangrènent les routes, a plaidé pour l’inclusion de l’éducation routière dans les programmes scolaires. Il estime que les sanctions à l’encontre des automobilistes ne doivent pas seulement être prises à des fins punitives mais doivent avoir aussi des visées curative, éducative et préventive. «Mettons-nous ensemble et développons des synergies qui permettront demain de renverser la tendance», a-t-il lancé aux panélistes.

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