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Lors du Conseil des ministres hier, le Président Sall est encore revenu sur l’insécurité galopante dans le pays. Il demande la mise sur pied d’un énième plan de lutte contre la délinquance.

Après l’émotion qui suit les actes de grand banditisme, le Gouvernement se fait l’écho des revendications des populations, étreintes par la peur.  En Conseil des ministres hier, le chef de l’Etat est revenu sur la mission régalienne de l’Etat, d’assurer la sécurisation des personnes et des biens. Que faire face à cette montée de la délinquance surtout dans la capitale où les scènes de braquage sont dignes de films hollywoodiens ou importées directement de Lagos ou Johannesburg ? Macky Sall demande aux ministres de l’Intérieur et de la sécurité publique, des Forces armées, «de déployer, dans toutes les localités du Sénégal, les stratégies adéquates ainsi que les moyens de prévention et d’intervention nécessaires, afin de juguler la recrudescence de la délinquance».
Aujourd’hui, les autorités semblent mesurer l’étendue de l’insécurité dans ce pays où pourtant les zones criminogènes sont évidemment connues. En tout cas, la peur tétanise les responsables des établissements financiers qui ont du mal à prévenir ces attaques. En Conseil des ministres, le Président Sall a demandé à son «Gouvernement de développer, en relation avec les acteurs économiques et sociaux, des actions significatives de présence sur le terrain et une communication de proximité, en vue d’améliorer la couverture sécuritaire, notamment des établissements financiers, des pharmacies, des marchés, des centres commerciaux et artisanaux, des boutiques et autres magasins de produits et d’articles de luxe». A la fin de son raisonnement, il appelle à la mise «en œuvre, sans délai, d’un plan national consensuel de lutte contre la délinquance». Wait and see !
bsakho@lequotidien.sn

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