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C’est une nouvelle qui fera du baume au cœur des cheminots Dakar-Bamako ferroviaire. D’ici la fin de l’année 2019, en effet, le train doit siffler entre les deux capitales. Lors de la dernière réunion du comité inter-Etats tenue samedi, les deux pays ont promis de prendre toutes les dispositions pour sa mise en œuvre. D’ailleurs, autorités sénégalaises et maliennes travaillent pour la mise en place, «très rapidement», d’une société unifiée de coordination, de supervision et d’exploitation de la ligne Dakar-Bamako. Ainsi pour cette étape de sauvegarde d’urgence, le plan élaboré doit coûter environ 20 milliards de francs Cfa. Un montant que les deux Etats s’engagent à apporter pour que Dbf puisse redémarrer ses opérations. Il s’agira, selon les deux parties, d’une société anonyme. Son mode de fonctionnement ainsi que celui d’organisation vont être soumis à l’appréciation des Présidents Macky Sall du Sénégal et de Ibrahima Boubacar Keïta du Mali. Et pour la réhabilitation intégrale, les deux pays portent leur espoir sur la Banque mondiale pour la réalisation du projet. Cela nécessite d’abord des études, la mise en place d’un prêt, mais aussi l’identification du concessionnaire.
De l’avis de Ibrahima Abdoul Ly, ministre des Transports et de la mobilité urbaine du Mali, les coûts restent supportables pour les deux pays. Face à la presse, après le huis clos entre sa délégation et leurs homologues sénégalais, il a fait savoir que cette rencontre constitue la meilleure réunion sur le sujet. Pour lui, cela montre la «forte volonté» des chefs d’Etat à permettre à leurs compatriotes d’entendre à nouveau le train sifflé. «Aujourd’hui, nous avons constaté avec beaucoup de satisfaction le travail excellent qui a été fait par le comité technique dirigé par les principaux experts des deux Etats qui nous ont soumis un agenda avec un chronogramme que nous allons mettre en œuvre très rapidement pour répondre à la volonté fortement exprimée des deux chefs d’Etat à leur ambition d’avoir un chemin de fer moderne, opérationnel, permettant justement de réduire la dépendance sur le transport routier qui est un transport couteux», s’est réjoui Me Oumar Youm. Le ministre sénégalais des Transports a ajouté que «nous sommes également engagés à accompagner cette société pour mettre les fonds nécessaires pour la relance, en attendant le financement qui est en cours de discussion et de négociation avec la Banque mondiale pour un chemin de fer moderne, plus apte à apporter les solutions sur le commerce sous régional, plus sécurisé et plus adapté à nos besoins».
msakine@lequotidien.sn

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