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Amadou Ba, ministre de l’Économie et des finances.

Le ministère de l’Economie, des finances et du plan a validé sa Lettre de politique sectorielle de développement sur la période 2017-2021. Un document qui devra répondre aux défis qui se posent à l’économie sénégalaise.

Le Sénégal a réalisé une bonne croissance ces dernières années. Signe, selon le secrétaire général du ministère de l’Economie, des finances et du plan, d’une «situation économique globalement bonne». Cheikh Tidjane Diop en veut pour preuve la bonne tenue des agrégats macroéconomiques. «Depuis 2014, nous avons un train de croissance en hausse continue. Nous avons fait 6,5% en 2015 et cela dénote de la rigueur de nos politiques publiques et du cadre macroéconomique. Et cela, nous le devons à un bon pilotage de l’économie», a indiqué M. Diop à l’occasion de l’atelier de validation de la Lettre de politique sectorielle de développement du département de l’Economie, des finances et du plan. Selon le ministre du budget, Birima Mangara, la stratégie de développement du secteur sur la période 2017-2021 repose sur trois orientations stratégiques, quatre objectifs spécifiques déclinés en 10 programmes repartis en cinq programmes métiers, un programme support et quatre programmes relatifs aux comptes spéciaux du Trésor. Seulement, des défis importants restent à relever : «Nous devons travailler à une économie plus résiliente parce que nous sommes une économie qui peut être fortement impactée en positif comme en négatif par l’environnement international. Il faut travailler à renforcer les bases macroéconomiques pour les rendre beaucoup plus solides et résilientes aux chocs exogènes», souligne M. Diop. «Nous avons une économie structurée à 97% par le secteur informel. C’est un défi et il nous faut redresser nos politiques publiques pour tenir compte de cette réalité», constate-t-il. Ce changement structurel de l’économie requiert des investissements importants en volume. Raison pour laquelle il invite les partenaires financiers du Sénégal à faire plus d’efforts. Les défis qui attendent le ministère de l’Economie portent également sur la territorialisation des politiques publiques. En effet, le diagnostic de la situation économique et sociale révèle un certain déséquilibre dans la territorialisation des politiques publi­ques. En effet, en matière de services sociaux de base, certaines régions du pays sont encore peu desservies.
«Si la formulation d’une stratégie sectorielle est un préalable nécessaire, elle ne garantit pas pour autant sa réalisation. Ainsi, nous devons accorder une attention particulière au pilotage stratégique, à la mise en œuvre et au suivi évaluation», exhorte M. Mangara. L’adoption de nouvelles règles dans le cadre du nouveau cadre harmonisé des finances publiques de l’Union économique et monétaire ouest africaine de (Uemoa) renforce cette volonté. «Avec l’adoption de la Gestion axée sur les résultats (Gar), on met plus le focus sur le résultat. Les ressources budgétaires sont allouées dans la perspective de la mise en œuvre et de l’atteinte d’objectifs de politiques publiques. Et le dispositif que nous allons discuter aujourd’hui est articulé, au-delà de la stratégie, sur un dispositif de suivi-évaluation sur la base d’objectifs qu’on s’était assigné pour mesurer les écarts en termes de gap et mettre en place un dispositif de mitigation pour qu’on puisse travailler dans les meilleurs délais», explique M. Diop. Biri­ma Mangara informe ainsi qu’un comité de pilotage, mis en place à cet effet, jouera le rôle de veille et de supervision de la Lpsd.

mamewoury@lequotidien.sn

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