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Les acteurs culturels se sont réunis hier en grande pompe au Grand Théâtre, pour réfléchir sur comment faire pour que l’année 2017 soit une année culturelle comme souhaité par le Président Macky Sall. Ils ont, à cette occasion, fait part des difficultés qu’ils rencontrent et ont formulé des propositions. Le ministre de la Culture et de la communication, Mbagnick Ndiaye, promet de prendre en compte leurs revendications cette année.

Les acteurs culturels s’engagent davantage pour la réalisation de la volonté du chef de l’Etat, qui est de faire de l’année 2017 une année culturelle. Hier, tous les hommes de culture se sont réunis au Grand Théâtre  en présence du ministre de la Culture et de la communication, Mbagnick Ndiaye, pour réfléchir sur comment donner un contenu à l’année 2017 sur le plan culturel. Pour ce faire, cinéastes, comédiens, chanteurs, danseurs, entre autres artistes, ont tous exposé les problèmes auxquels ils font face et ont formulé des propositions pour que cette année soit comme le veut le chef de l’Etat. Pour cela, une enveloppe de 1 milliard de francs Cfa a été décaissée, mais c’est juste pour le secteur du cinéma.

Les maux des artistes  
Pour ceux qui évoluent dans la danse, parent pauvre de la culture, ils se plaignent d’être invités la veille d’un événement où ils sont appelés à se produire. Ils veulent être soutenus. La formation des artistes, le manque d’infrastructures culturelles, la question de l’égalité entre hommes et femmes dans la musique figuraient au tableau des doléances.
Le non-paiement des droits d’auteur par la Société du droit d’auteur et des droits voisins (Sodav) s’est invité aussi à la rencontre. La Pca de ladite société, Ngoné Ndour, a parlé de détérioration des locaux de la Sodav. «Je voulais évoquer les dettes de l’Etat par rapport à la Société de gestion collective, je ne voudrais pas que les activités qui se déroulent, cette année, se terminent comme le Fesman», dit-elle. A l’en croire, l’Etat doit 200 millions de francs à la société de gestion. Mme Ndour sollicite l’Etat pour que la Rts paie ses arriérés de 135 millions de francs.
La plupart des artistes ont des difficultés liées à la fiscalité. Les éditeurs de livre ont, quant à eux, déploré le manque de bibliothèque, de points de vente, de librairies, le financement du Fongip, l’absence d’une bibliothèque nationale, le problème des archives nationales, la nécessité de décentraliser l’action culturelle, la santé, le logement etc.

Des propositions
Néanmoins, les acteurs culturels proposent l’installation dans toutes les régions du Sénégal d’un festival pour former les jeunes dans le cinéma, la création d’une école pour former les jeunes à la danse, une formation pour les artistes musiciens, la nécessité d’instituer des salons régionaux pour les éditeurs de livre, la finalisation de l’Ecole nationale des arts et métiers. Il a été aussi suggéré de faire en sorte que les films des auteurs sénégalais soient vus ailleurs, de mettre à disposition les centres culturels régionaux… Quid des projets ? Un festival  dédié à la peinture devrait avoir lieu. Tout comme le Festival du rire, qui n’a pas eu lieu depuis 2012 par manque de moyens devrait se tenir cette année annonce Pape Faye. La célébration des 50 ans de l’Association des écrivains sénégalais est également envisageable.
Après les différentes interventions des acteurs, le secrétaire général du ministère de la Culture et de la communication, Birane Niang, a soutenu que c’était important d’associer les acteurs culturels à leur réflexion. «C’est l’occasion cette année de prendre en charge les préoccupations du secteur de la Culture. Pour tous ces problèmes, le ministre a confirmé que des études de faisabilité sont terminées. Le président de la République a décidé d’ériger la bibliothèque, l’école des arts, et les archives sur le site de Diamniadio»,  a dit M. Niang. A l’en croire,  du fait que les études de faisabilité sont terminées, les poses de première pierre devraient intervenir rapidement et surtout l’inscription sur le programme triennal d’investissement public du budget de ces infrastructures. «Ils ont mis le doigt sur la question de la santé, l’accès au logement. Nous avons dit que la mutuelle de santé des acteurs culturels constitue une réponse à  cette préoccupation», dira-t-il.
D’après Birane Niang, le ministère a accompagné le processus, et le président du Conseil d’administration a informé que la mutuelle a tardé à démarrer ses activités du fait de sa spécificité. Toutefois, elles commenceront au mois d’avril ou au plus tard au mois de mai.
S’agissant du retard noté dans la répartition des droits d’auteur, M. Niang dira : « C‘est le problème de la Sodav. Pour ce qui nous concerne, nous avons manifesté la même disponibilité qu’on a toujours eue à l’endroit des auteurs : les accompagner dans ce processus naissant (Bsda-Sodav) et puis, voir dans quelles mesures les accompagner. Puisqu’ils ont demandé un accompagnement du président de la République, sous forme d’un budget qu’il mettrait à leur disposition pour leur permettre de prendre en charge les préoccupations immédiates.» Le secrétaire général du ministère promet aussi de trouver des locaux, le temps de déménager les anciens locaux du Bsda et de les réfectionner.
Il a par ailleurs, évoqué le problème du mécénat, disant que la culture est prise en charge essentiellement par le secteur privé. «Le projet de loi sur le mécénat est terminé. On est en train de voir comment l’intégrer dans le dispositif fiscal», informe Birane Niang. Qui invite les acteurs culturels qui se sont prononcés à leur envoyer rapidement leur contribution pour que la tutelle stabilise le document, en vue de l’audience prévue avec le Président Macky Sall.
Stagiaire

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