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Les victimes du régime de Yahya Jammeh, soutenus par des défenseurs des droits de l’Homme, ont lancé une campagne pour exiger la traduction de l’ancien Président gambien devant la justice. En exil depuis janvier 2017 en Guinée Equatoriale, Jammeh est accusé d’avoir commis des atrocités durant les 22 ans qu’il a été au pouvoir.

Des victimes du régime de Yahya Jammeh et des militants de défense des droits de l’Homme ont lancé une campagne pour exiger la traduction de l’ancien dictateur gambien et ses complices devant la justice. En exil en Guinée Equatoriale depuis qu’il a quitté la Gambie après avoir perdu l’élection présidentielle de décembre 2016, l’ex-homme fort de Banjul est accusé d’avoir commis des atrocités durant ses 22 ans de règne. Dans un document, les militants de défense des droits de l’Homme et les victimes l’accusent d’avoir commis des meurtres, des violences sexuelles, torturé des gens, organisé des arrestations arbitraires et disparitions «pour préserver son emprise sur le pouvoir». L’objectif de cette campagne, selon ses dirigeants, sera d’exiger un procès équitable pour faire la lumière sur «les crimes présumés de Yahya Jammeh, ainsi que de ceux qui portent la plus grande responsabilité dans les abus durant son règne». Pour Amadou Scattred Janneh, une des victimes de Jammeh, compte tenu des atrocités commises, c’est un «devoir moral de faire en sorte que justice soit faite». D’après les victimes, la traduction de Jammeh devant la justice va être un avertissement pour les tyrans à travers le continent. C’est une façon de leur dire que les gens sont déterminés à se battre contre «l’impunité». De même, il est souligné dans le document que «le succès des victimes gambiennes sera celui de tous les Africains». Cette campagne est soutenue par différentes organisations œuvrant pour le respect des droits humains. Ainsi, on note entre autres la participation du Centre gambien pour les victimes de violation des droits de l’Homme, l’Institut des droits de l’Homme et du développement en Afrique, Article 19 Afrique de l’Ouest, la Coalition pour le changement en Gambie, Tango, Eg justice (Guinée Equatoriale), Trial international (Suisse), Human rights watch, Guernica 37, Justice international chambers, Aids-free world, La Fondation pour l’égalité des chances en Afrique.
dkane@lequotidien.sn

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