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Il n’y a pas de division au Parti socialiste. Aïssatou Cissokho est convaincue qu’il n’y a pas de problème entre Aminata Mbengue Ndiaye et Serigne Mbaye Thiam, même si elle admet que dans un parti comme le Ps, les ambitions sont légitimes. En revanche, la députée socialiste souligne que ce n’est pas encore le moment.

Le retour de Idrissa Seck dans la mouvance présidentielle ne va-t-il pas créer une mise à l’écart du Parti socialiste ?
Le retour de Idrissa Seck dans Benno bokk yakaar n’a pas dérangé du tout le Parti socialiste (Ps) du moment où la Secrétaire générale actuelle, madame Aminata Mbengue Ndiaye, l’a félicité. C’est vrai que Idrissa Seck est un libéral qui a retrouvé sa famille, mais il ne faut pas oublier qu’en 2012, il était avec Benno bokk yaakaar, donc il a soutenu le Président Macky Sall sans condition. Mais c’est surtout le Dialogue national qui a convaincu Idrissa Seck et les autres de rejoindre la mouvance présidentielle.

Le ministre des Collec­tivités territoriales, Oumar Guèye, annonce la suppression des villes dont Dakar. Les partisans de Khalifa Sall parlent de «ma­nœuvres politiciennes». Qu’en pensez-vous ?
Pour le moment, je ne peux pas m’exprimer sur cette question parce que, généralement, quand le Parti socialiste doit prendre des positions, il convoque le Secrétariat exécutif national. Et pour le moment, ce n’est pas encore le cas.

Le Parti socialiste est aujourd’hui divisé en deux camps : celui de Aminata Mbengue Ndiaye et celui de Serigne Mbaye Thiam. Vous êtes de quel camp ?
Non, il n’y a pas deux camps au Parti socialiste. La preuve, la Secrétaire générale, Aminata Mbengue Ndiaye, reçoit souvent Serigne Mbaye Thiam. De même, ce dernier aussi lui voue du respect. Ce sont les gens qui essayent de diviser le Parti socialiste qui entretiennent cette division, mais je peux vous assurer que le parti n’est pas divisé.

On a pourtant entendu un proche de Serigne Mbaye Thiam, en l’occurrence Mamoudou Wane, dire que Abdoulaye Wilane n’est pas le porte-parole du parti ?
Cela ne concerne que Mamoudou Wane. Peut-être qu’ils ont des divergences, parce que le Parti socialiste est un grand parti. Et sous ce rapport, il peut y avoir des ambitions. Mais l’heure est à l’unité pour un parti solide et qui doit prétendre à d’autres choses que de rester toujours derrière les gens.
Qu’est-ce que le parti attend pour tenir son con­grès ?
On devait tenir le congrès avant les élections législatives. Mais on ne pouvait le faire sans passer par le processus de vente des cartes. Beaucoup de coordinations n’ont pas encore terminé la vente de leurs cartes. Par conséquent, nous sommes obligés de patienter un peu. Cette année aussi, on devait renouveler mais malheureusement il y a eu le Covid-19 qui a suspendu toutes les activités. Le congrès se tiendra inchallah. On est en train de discuter avec la Secrétaire générale, les coordinations se débrouillent pour vendre leurs cartes. Le congrès de renouvellement intervient après le renouvellement au niveau des coordinations. Elles ont commencé à renouveler petit à petit et, à la fin, le congrès aura lieu.
Etes-vous pour un retour des exclus comme Khalifa Sall dans le parti ?
Nous souhaitons évidemment que les camarades qui ont eu des divergences avec le parti reviennent pour que le Parti socialiste soit plus fort et plus dynamique comme il l’a toujours été. Nous sommes représentés dans les toutes institutions : l’Assemblée nationale, le Haut conseil des collectivités territoriales, le Conseil économique, social, environnemental. C’est un parti qui était au pouvoir, qui a perdu, et qui est en train de se remobiliser pour reconquérir le pouvoir. Nous pouvons compter aussi sur des jeunes qui sont à la base et qui se battent pour que le parti retrouve ses forces.

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