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Bakary Signaté affirme que l’opposition n’existe pas dans son fief. Le responsable de l’Apr à Nettéboulou (Tamba) se méfie des «marchands d’illusions», membres de Benno bokk yaakaar, et loue le leadership de Sdiki Kaba dans la région.

Comment se porte votre compagnonnage avec les alliés de l’Apr ?
Dans cette commune, il n’y a que l’Apr. Benno bokk yaakaar n’y existe que de nom. C’est seulement quand il y a des événements ponctuels ou des élections que l’on sent quelques leaders des partis alliés bouger. Particulièrement dans la commune, nous n’avons jamais travaillé dans le cadre de Benno. Il n’y a pas un seul leader politique qui vous dira avoir une fois esquissé un simulacre de tournée dans la commune. Pendant les campagnes comme après les élections, je suis le seul à descendre sur le terrain pour remercier les populations au nom du chef de l’Etat.

Voulez-vous dire qu’il y a des leaders qui se cachent derrière la coalition Bby pour seulement exister ?
Effectivement. Il y a des leaders qui se cachent derrière la coalition Bby pour juste exister. Ce sont des marchands d’illusions. Nous en sommes conscients et le savons pertinemment. Nous connaissons qui est qui et qui vaut quoi dans la commune. C’est la raison pour laquelle nous sommes confiants. Seulement, nous ne fermons aucune porte et tendons la main à tous ceux qui voudraient travailler avec nous. De toutes les façons, depuis toujours nous sommes là et avons remporté haut la main les différentes élections en y mettant nos propres moyens. Toutefois, nous avertissons que nous n’accepterons aucun chantage ni lobbying.

Vous êtes dans une zone agricole par essence, mais avec la mévente des graines, êtes-vous toujours sûr de remporter les joutes ?
Nous sommes sereins et très rassurés. Vous savez, en matière d’élections, seul le travail paie. Nous avons tissé de bons rapports avec les populations qui continuent de nous faire confiance et d’être à nos côtés. D’ailleurs, je tiens à rappeler que je suis entré en politique en 2012 sur la demande des populations. Nous savons donc ce que nous valons dans la contrée. Nous ne sommes de la race des politiciens qui font du bruit juste pour se faire entendre ou pour exister. La campagne avait connu quelques soucis qui ont été vite corrigés. Les paysans se préparent pour cet hivernage. Nous sommes régulièrement sur le terrain et avons parcouru plusieurs fois les 65 villages. Nous savons ce que nous y avons semé pour espérer de bonnes récoltes. Et vous verrez, nous allons encore frapper fort avec notre taux habituel de 90%. Il n’y a pas d’opposition. Tout le monde est avec le Président.

Malgré le contexte, vous misez toujours sur les 90% ?
N’eut été les problèmes d’état-civil chez beaucoup de personnes et le fait que beaucoup de gens ne savent pas jusque-là comment voter, nous allions dépasser la barre des 90%. Ici, c’est l’Apr qui occupe le terrain. La vérité, c’est que Netteboulou a choisi Macky Sall. Nous avons dans la commune un vivier électoral très important. Malheu­reusement, à certains endroits, le problème d’extrait de naissance se pose. Sinon, nous serions la première commune en termes de pourcentage bien que nous occupons la seconde place. Le contexte ne nous perturbe pas, Macky Sall a fait beaucoup de réalisations dans la zone qui lui vaudront un grand succès.

Quelles sont ces réalisations ?
Beaucoup de choses ont été faites à Netteboulou comme partout ailleurs dans le pays. Le bilan du Président est très positif. Ce qui fait que sa candidature est facile à porter. Je le dis sans aucune démagogie. Il y a la Cmu qui est une véritable révolution, les bourses familiales et leur impact sur les familles. Des gens qui auparavant n’arrivaient pas à rassembler 5000 F Cfa après une saison, reçoivent aujourd’hui 25 000 F Cfa par trimestre. Mesurez combien les bourses familiales sont importantes et salutaires. Dans la zone, il y a aussi des villages entiers qui s’approvisionnent en eau potable grâce au Pudc et qui sont reliés entre eux par des pistes refaites ou construites. Il y a cependant des insuffisances comme toute œuvre humaine d’ailleurs. Mais elles seront comblées et réadaptées. On ne peut pas tout faire tout de suite et, c’est cela que les populations ont compris quand des marchands d’illusions passent pour essayer de les détourner.
Vos militants souhaitent votre promotion à un poste. Vous leur donnez raison ?
Les militants n’ont pas tort. Ils s’identifient à un leader qu’ils veulent voir promu ou nommé à des stations. C’est légitime et je les comprends. Depuis le 14 juillet 2012, j’ai choisi l’Apr et les populations qui étaient dans l’opposition ont rejoint la formation. Seulement, j’ai décidé de faire la politique autrement : travailler et ne pas faire beaucoup de bruit pour se faire entendre. Lors des élections, nous étions deuxièmes derrière une localité du Fouta. Et pourtant ceux qui ont fait moins que ça sont montés sur leurs chevaux pour exiger des récompenses. J’ai demandé à mes militants de continuer à travailler car le leader de la région, Me Sidiki Kaba, pour qui nous comptons et qui compte sur nous, sait qui nous sommes et ce que nous valons. Tout comme le Président Macky Sall d’ailleurs. Nous continuerons de travailler sans faire dans le chantage ou quoi que ce soit.

Que vous inspirent les sorties récurrentes de Idrissa Seck à l’endroit du Président ?
Je le respecte pour ce qu’il représente pour le pays. Au demeurant, je pense qu’il n’est pas nécessaire d’utiliser certains procédés pour signifier son opposition. C’est vrai que lorsqu’on porte une hyène sur le dos, il ne faut pas être surpris d’être attaqué par les chiens. Mais la mesure aussi est une prescription de l’islam. Voilà mon commentaire là-dessus après que des voix plus autorisées que la mienne s’y sont épanchées.

Quels sont vos rapports avec Sidiki Kaba et les autres leaders dans la région ?
Sidiki Kaba demeure le leader naturel de la région. C’est une chance de l’avoir dans le dispositif de la région. Nous avons d’excellents rapports et travaillons toujours de concert avec lui. C’est aussi l’occasion de lui souhaiter un excellent séjour à la tête de la diplomatie du pays qu’il est en train de mener de main de maître. Il fait la fierté de Tamba et même du Sénégal oriental. Pour les autres leaders de la région, nous n’avons aucune bisbille avec qui que ce soit. Nous travaillons tous ensemble quand le besoin se fait sentir. J’invite mes camarades à taire leurs querelles. Car, ici, il s’agit de verser ensemble dans la même bassine d’où que l’on puisse puiser.

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