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Cheikh Bakhoum exulte. Le président du comité électoral de Benno bokk yaakaar à Grand-Yoff et son équipe ont réussi à terrasser Khalifa Sall dans cette commune, fief de l’ex-maire de Dakar. De quoi aiguiser les appétits du jeune responsable de l’Apr en perspective des prochaines Locales. Dans cet entretien, le Directeur général de l’Agence de l’informatique de l’Etat (Adie) analyse l’issue de la Présidentielle du 24 février.

Quelle lecture faites-vous des résultats de la Présidentielle avec la victoire de votre candidat, Macky Sall ?
Nous rendons grâce à Dieu après la réélection de notre candidat dès le premier tour. C’était une élection très disputée. On a vu la lucidité avec laquelle les Sénégalais ont fait leur choix. D’abord, ils sont sortis en masse. On n’a jamais vu un taux participation pareil pour une élection au Sénégal, avec plus de 66%, au-delà du nombre d’électeurs qui a dépassé les 6 millions. Les Sénégalais ont plébiscité le Président Macky Sall avec plus de 58%. Cela montre l’adhésion du Peuple sénégalais à la politique du chef de l’Etat, au plan Sénégal émergent, leur attachement au président de la République pour la poursuite des projets entamés depuis 2012. C’est l’occasion de saluer la démocratie sénégalaise et la maturité de son Peuple. Les observateurs nationaux et internationaux avaient prédit des troubles dans notre pays avant, pendant et après l’élection. Fina­lement, le Peuple sénégalais a su répondre efficacement en faisant son choix dans la paix sans beaucoup de difficultés. En définitive, c’est le Peuple qui se retrouve grandi après cette élection.

Finalement, Benno bokk yaakaar a gagné à Grand-Yoff, fief historique de Khalifa Sall. Quelle a été votre stratégie ?
C’est l’occasion de féliciter tous les responsables de la coalition Benno bokk yaakaar. Tout le monde était uni. C’était un acquis durant cette Prési­dentielle et on a travaillé la main dans la main pour permettre au président de la République d’avoir une victoire au sein de notre commune. Nous remercions les populations de Grand-Yoff qui nous ont fait confiance ainsi qu’au président de la Ré­­publique. Cela montre que le travail que nous avons entamé depuis 2009, a finalement payé en 2019. Parfois, on a perdu au niveau communal mais depuis 2014, un travail de fourmi a été réalisé. C’est un travail de proximité. Nous avons suivi les directives du président de la République qui nous a fortement recommandé d’aller voir les populations, à savoir les groupements de femmes, les jeunes, les foyers de Grand-Yoff… On leur a expliqué la politique du chef de l’Etat et l’intérêt qu’il a pour cette commune. Nous comptons conforter notre majorité lors des prochaines élections locales. Pour l’instant, on n’en est pas aux candidatures. Je suis un militant discipliné. Nous voulons que cette commune soit marron-beige. Les Grand-yoffois ont définitivement tourné le dos à Khalifa Sall. Ces résultats sans appel le montrent. Khalifa a été maire de Grand Yoff depuis 1996. Et à chaque fois, les populations lui ont renouvelé leur confiance au niveau communal. Mais cette fois-ci, les Grand-yoffois ont décidé de tourner la page Khalifa Sall qui incarne le passé. Khalifa a été beaucoup soutenu par Grand-Yoff mais il n’y a pas eu de retour d’ascenseur en matière de développement. Grand-Yoff a besoin de changement et nous voulons l’incarner.

Etes-vous pour une grâce en faveur de Khalifa Sall ?
A ce niveau, le président de la République a été assez clair en affirmant qu’il est dans les dispositions de dialoguer surtout avec les acteurs de l’opposition. Le fils de l’ancien chef de l’Etat, Karim Wade, a été grâcié par le Président Sall, donc avec Khalifa, c’est quelque chose de possible. Tous les acteurs conscients doivent répondre à l’appel du président de la République. Main­tenant, on ne peut pas obliger les gens à venir discuter.

Que pensez-vous du débat sur la dissolution de l’As­sem­blée nationale et le couplage Législatives-Locales ?
On n’est pas encore à ce niveau. Le Président Macky Sall a une claire idée de ce qu’il veut faire et ce sera la meilleure solution. Après cette élection présidentielle, il aura une lecture globale des résultats et sur cette base, il pourra apprécier si l’Assemblée nationale doit être dissoute pour permettre le couplage des élections locales et législatives. J’ai confiance au Président qui, avec sa clairvoyance, fera des choix judicieux pour notre démocratie. Sa position est la mienne. Par ailleurs, on a bonnes perspectives pour l’Apr qui a fait 10 ans. Nous avons un parti qui a fait ses preuves, il est présent dans toutes les communes du Sénégal. C’est le moment de consolider ces acquis. Il faut maintenant organiser le parti et permettre que les responsabilités puissent être données. Il faut faire de l’Apr le plus grand parti du Sénégal.

1 COMMENTAIRE

  1. Un des meilleurs DG de macky sall un jeune qui est a l image de son excellence le président macky sall il ne fait pas de bruit mais il est très efficace grand Yoff a trouvé son messi avec cheikh bakhoum il est permit de rêvé d un grand Yoff meilleur

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