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Cheikh Seck est décidé à faire taire Abdoulaye Gallo Diao. Ses méthodes ? Faire tabasser le jeune socialiste ou utiliser la voie judiciaire. Pour l’instant, le député-maire de Ndindy privilégie le Tribunal.

Après la réunion du Bureau politique, Abdou­laye Gallo Diao est revenu à la charge pour critiquer la démarche de la direction du Ps par rapport à la reconduction des ministres. Qu’est-ce que cela vous inspire ?
Je ne réponds pas à Diao. D’abord, ce n’est pas mon alter ego. C’est un garçon qui m’a beaucoup fréquenté et que j’ai beaucoup assisté en son temps. Nos deux ministres ont du mérite. Qu’il s’agisse de Aminata Mbengue Ndiaye à l’Elevage ou de Serigne Mbaye Thiam à l’Education, tout le monde reconnait qu’ils ont fait du bon travail. L’Education et l’Elevage durant ces 7 dernières années se sont bien comportés. Dans toutes les Tabaski, il y a eu des surplus en moutons. Des réformes ont été menées. Aujourd’hui, ces performances ont fait baisser notre facture laitière qui était très élevée. Serigne Mbaye Thiam a géré le secteur le plus difficile dans le gouvernement. Il n’y a pas eu d’années blanches, parfois c’était très chaud mais Serigne Mbaye est toujours arrivé à maitriser les syndicats d’enseignants pour trouver des solutions. De plus, beaucoup d’infrastructures ont été créées. S’ils n’avaient pas bien travaillé, nos deux ministres pouvaient être proposés par Tanor et que le président de la République refuse parce que c’est lui qui travaille avec eux. Donc le chef de l’Etat, maitre d’œuvre de l’action publique, est satisfait du travail de nos ministres et cela fait la fierté du Ps. Diao gagnerait à changer de discours, à être plus discipliné et plus serein.
Pour lui, les membres du Bureau politique sont juste des «larbins» à la solde des deux ministres…
Je ne l’ai pas écouté. Quelqu’un m’en a parlé. Il m’a traité de larbin et de n’importe quoi. Dès lundi, mes avocats vont lui servir une citation directe. S’il faut déclencher une procédure judiciaire, je le ferai parce que je ne suis ni son ami, ni son égal. Je suis un responsable respecté dans ce pays. Je suis député, maire et président de commission à l’Assemblée nationale. S’il se permet de faire des injures et de traiter les gens de larbin, je ne vais pas le tabasser mais je vais le trainer en justice. Je vais mobiliser mes avocats pour le faire taire. Je serai la dernière personne que Diao va insulter. Sur le plan politique, je vais régler ça autrement.
Comment ?
Je ne sais pas. Nous sommes en politique. Je sais que ce qu’il dit ce n’est pas gratuit. Des gens sont derrière lui et il faut qu’on les déniche et que son comportement soit corrigé. Nous avons des moyens pour le faire taire.
Quels sont ces moyens ?
D’abord, il ne va plus entrer à la Maison du parti. Je ne vais pas le tabasser mais j’ai une équipe qui peut le faire. Au delà, je pense que la piste la plus importante, c’est la voie judiciaire. Diao n’a pas le droit d’insulter des chefs de famille.
Le départ de Me Moussa Bocar Thiam, les critiques de Gorgui Ciss et de l’Union départementale de Kaolack ne traduisent-ils pas une division au sein du parti ?
Pas du tout. Les gens sont libres d’avoir des ambitions. L’attitude de Moussa Bocar ne m’a pas plu. J’ai toujours eu de très bonnes relations avec lui. Gorgui Ciss est mon ami et il est libre d’avoir des positions. Je ne connais pas ses motiva­tions. J’irai le voir très bientôt pour lui parler.

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