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Djibril Faye veut que la direction du Pds les édifie sur le retour de Karim Wade  avant la Présidentielle. Ce membre du Comité directeur parle du départ de Alioune Mar vers la mouvance présidentielle et de la stratégie à mettre en place pour remporter la Présidentielle et les Locales à Bargny où il est le 3ème adjoint au maire.

Le camp présidentiel soutient qu’il n’y a pas d’opposition à Rufisque. Pourquoi on ne vous sent pas sur le terrain ?
A Rufisque, il y a une dispersion totale de l’opposition mais cela ne veut pas dire que l’opposition est inexistante. Au Pds, la désorganisation est profonde. C’est peut-être parce que le parti n’a jamais eu le courage de renouveler les structures qu’on en est arrivé à  cette situation-là. Heureusement que la direction nationale était sur le terrain pour rencontrer les responsables à la base pour au moins le renouvellement des structures ; ce qui a été fait dans le département.

Justement, le départ annoncé de Alioune Mar vers l’Apr ne va-t-il pas vous compliquer davantage la tâche ?
Effectivement, nous avons appris qu’il (Alioune Mar)  a été reçu en audience par le Président Macky Sall qui lui a demandé de le soutenir pour la Présidentielle. Mar a donné son accord. Personnellement, il m’a dit qu’il ne va pas rallier l’Apr mais qu’il va juste lancer un mouvement de soutien. Ce départ n’est pas négligeable mais avec les autres responsables, notamment le maire Daouda Niang, nous avons les cartes en main pour faire face à la coalition Benno bokk yaakaar.

Karim Wade, votre candidat déclaré, n’est toujours pas rentré. Cela ne sape-t-il pas le moral des troupes ?
Le parti nous a toujours dit que c’est Karim Wade  le candidat. Et même  lors des réunions du Comité directeur,  on nous  le répète toujours. Maintenant, on est à 7 mois de la Présidentielle et il n’est toujours pas revenu au pays. Cela peut installer le doute. Normalement, en ce moment, tout devrait être clair là-dessus. L’élection présidentielle approche et on n’est toujours pas édifié.

Quelle sera votre stratégie pour gagner le dépar­tement ?
Pour le moment, on ne peut pas entrer dans le vif de l’action au niveau du département. La Présidentielle, c’est une élection de coalitions et non de partis.  A ce titre, il y aura des jeux d’alliances. Si pour la mouvance présidentielle, le candidat est déjà connu de tous, du côté de l’opposition on y va avec prudence. La politique a ses secrets et on travaille pour monter l’alliance la plus large et la plus solide possible. Une fois les alliances tissées, nous pourrons dérouler notre  stratégie avec nos alliés. Et je peux vous dire que dans le département, on verra que le Pds est toujours présent en force.
 
Croyez-vous sérieusement à la victoire du Pds en 2019 ?
Une élection n’est jamais gagnée d’avance et être le premier à se lever ne veut pas dire arriver forcément en tête. Nous mettrons les atouts de notre côté en démontrant ce dont nous sommes capables. Les situations en politique ne sont pas figées. On constate aujourd’hui qu’à mesure que la Présidentielle approche, la  tension sociale va crescendo. Nous ne nous en réjouissons point parce que la quiétude du pays n’a pas de prix mais le climat social actuel est favorable à l’opposition, que ce soit dans l’enseignement, la santé et même tout récemment à l’université de Saint-Louis avec la mort de l’étudiant Fallou Sène.

Quelles sont vos ambitions pour les Locales ?
Le premier acte, en 2019, sera de bouter Macky Sall de la tête du pays. Le second acte sera la conquête de la mairie de Bargny. Et ce ne sera pas mission difficile pour le Pds et ses  alliés. Nos adversaires que sont les responsables de l’Apr sont divisés et ne se font pas confiance. Même pour choisir un candidat parmi eux pour la mairie, ils ne le pourront pas parce qu’ils ne s’entendent pas.

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