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Il était plus connu président du mouvement And suxxali senegaal. Mais après son audience avec le Président Macky Sall, Mohamed El Habib Niang est devenu militant de l’Alliance pour la République. Ce natif de Thiès se positionne en «sauveur» du parti présidentiel dans la capitale du Rail. Mais il admet que l’arrivée de Idrissa Seck va rendre «facile» la conquête de Bby. Le chef de service départemental du Cadastre de Guédiawaye est prêt à accompagner le chef de l’Etat pour un troisième mandat.

Pourquoi le mouvement And suxxali senegaal ?
Alors, ce mouvement national créé en 2004 est membre de Benno bokk yaakaar et a pour objectif d’accompagner le président de la République, Macky Sall. Nous avons partout au Sénégal des membres et sympathisants. Notre cause principale, c’est de lutter contre le chômage et d’être proche de la population. Lors de la dernière élection présidentielle, And suxxali senegaal a remis 17 500 signatures à feu le coordonnateur régional de Thiès pour le parrainage du candidat Macky Sall, Ousmane Tanor Dieng. Nous sommes bien structurés et avons une vision pour le Sénégal. Au niveau de la zone nord de Thiès, nous avons 300 mille électeurs. Et qui gagne cette zone, gagne la région de Thiès.

Vous avez décidé, après avoir été reçu récemment par le chef de l’Etat, de fondre votre mouvement dans la mouvance présidentielle à travers un meeting. Que s’est-il passé ?
Aujourd’hui on ne peut pas avoir un président de la République meilleur que Macky Sall. Effectivement, il m’a reçu et m’a dit que son souhait principal est que je lui gère la région de Thiès. Il m’a dit qu’il a fait beaucoup pour cette région. Il veut vraiment quelqu’un qui puisse travailler pour lui au niveau du département. Et il m’a fait confiance. Et il m’a demandé solennellement de rallier le parti, ce que j’avais refusé dans un premier temps parce que mon mouvement est composé de gens qui n’ont jamais fait la politique. Mais le Président a insisté qu’il préférait que je rejoigne son parti. Sur ce, j’ai échangé avec des compagnons qui m’ont donné leur aval. Alors, j’ai organisé un grand meeting de ralliement pour dire à tous les militants et sympathisants que désormais le mouvement And suxxali senegaal est dans l’Apr.

Pensez-vous qu’il vous sera facile de vous imposer à Thiès qui compte beaucoup de responsables de l’Apr ?
Je pense que ce sera facile parce que je suis un fils de cette région et les Thiessois ont confiance en moi. Ils ont besoin de gens loyaux, proches de la population. En revanche, ils ne veulent pas de gens qui, une fois nommés à certaines fonctions, deviennent injoignables. Ce n’est pas ce dont le Président a besoin. Je précise que nous sommes le premier mouvement à disposer d’un siège à Thiès. Nous le mettons à la disposition de l’Apr.

Et comment comptez-vous faire avec Rewmi à Thiès ?
Avec le ralliement de Idrissa Seck, cela va rendre le travail plus facile. Thiès ne sera plus un problème pour la majorité présidentielle. Nous connaissons bien les Thiessois qui ont adopté la vision du chef de l’Etat. Lors de notre rencontre, j’ai dit au Président de dire à ses ministres et directeurs d’être aux côtés des populations. Ils ne peuvent pas fuir les populations et attendre l’approche des élections pour leur demander de voter pour eux. C’est un manque de respect et de considération. Nous profitons de cette occasion pour demander au chef de l’Etat de nous renforcer, non pas avec de l’argent mais en termes de postes de responsabilité. Des responsables occupent des fonctions alors qu’ils ne font pas le poids.

Vous continuez d’intervenir à Guédiawaye alors que le Président veut vous voir militer à Thiès. Expli­quez-nous ?
Pour Guédiawaye, c’était juste une démonstration de force. C’était du jamais vu ! Et j’ai dit à mes militants de Guédiawaye que je vais continuer à les accompagner. Les actions que je fais à Guédiawaye vont être pérennisées. Nous avons organisé la formation des femmes, distribué 15 000 lots de fournitures, 3 000 masques pour les élèves. Et, avec des partenaires, une maison de production y sera implantée. Et puis, je suis même intervenu pour unir les responsables. Et là aussi, le chef de l’Etat doit tout faire pour rassembler les différents responsables.

Etes-vous pour ou contre un troisième mandat du chef de l’Etat ?
Si le Président sollicite un troisième mandat, je suis prêt à l’accompagner parce qu’il a beaucoup fait pour le Sénégal. On ne peut pas avoir un meilleur que lui. C’est un travailleur et il connaît bien les Sénégalais. Je ne suis pas juriste, mais je sais que le Président peut se présenter à un troisième mandat.

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