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Hassane Diallo, président du Mouvement «Gnoune ak yène falat Macky Sall en 2019», par ailleurs promoteur immobilier basé à Keur Massar, déclare avoir constaté que le parti présidentiel, l’Apr, est en situation difficile dans cette localité. Ce qui l’a décidé à travailler pour permettre au chef de l’Etat d’obtenir un deuxième mandat. Il explique ici la stratégie qu’il compte mettre en place pour y arriver.

Pourquoi le Mouve­ment «Gnoune Ak Yène falat macky en 2019» ?
Nous avons décidé de mettre sur pied ce mouvement parce que nous avons constaté que beaucoup de militants et responsables du parti Alliance pour la République (Apr) ont décidé de geler leurs activités politiques dans le parti. D’aucuns même sont allés plus loin, jusqu’à ne plus vouloir participer aux activités du parti sur la sensibilisation, ou vulgariser les réalisations du chef de l’Etat comme il l’a toujours souhaité de ses militants. Et pourtant, cette localité fait partie des localités où le chef de l’Etat compte beaucoup de militants et sympathisants. Malheu­reu­sement, il n’y aucun leader du parti qui puisse aujourd’hui les rassembler. Et notre mouvement aura pour mission d’aller sur le terrain pour convaincre ceux qui sont des frustrés du parti, ainsi que ceux qui ne sont pas dans le parti.

En tant que responsable, quelles sont les difficultés que vous avez constatées dans cette localité  sous le régime actuel ?
Les difficultés existent bel et bien, comme dans d’autres localités. La localité de Keur Massar manque d’infrastructures. Au­jourd’­hui, Keur Massar a besoin d’établissements publics pour l’éducation de nos enfants. Nous avons un Cem, un lycée, un poste de santé et une maternité pour les femmes. Mais aussi des espaces jeunes, comme d’autres localités.

Mais d’autre part, il faut reconnaitre que le chef de l’Etat Macky Sall, en est à son premier mandat. Et malgré cela, il a fait beaucoup de choses ailleurs, sur le plan des infrastructures. Des édifices grandioses sont construits, voire le Pôle de Diamniadio qui est en voie d’émergence pour une nouvelle cité. Il y a le Ter, la Cmu, la baisse des denrées, etc. Certes, il a une vision, mais les choses doivent s’accélérer. Avec l’ambition qu’il a pour le pays, franchement nous nous sommes dit qu’il mérite un deuxième mandat. Et pour cela, comme j’ai eu à le dire au début de mon propos, nous allons le soutenir pour un deuxième mandat. Ça ne sera pas aussi facile, mais nous sommes prêts.

D’ailleurs, nous irons même jusqu’à Guédiawaye pour renforcer le maire Aliou Sall.
Aspirez-vous à devenir maire cette localité ?
Mes militants et sympathisants le veulent d’ailleurs. Ils souhaitent que je sois candidat aux prochaines élections locales. Mais nous avons un staff, nous sommes une équipe. Le moment venu nous allons nous concerter pour voir. Et si l’on décide d’y aller, alors je suis prêt à travailler pour Keur Massar, avec une autre vision de développement de la cité.

Quelle lecture faite-vous de notre opposition ?
Malheureusement, il n’y a pas d’opposition dans notre localité. Si elle existe, on ne la sent pas. D’ailleurs, il n’y a pas d’opposition actuelle digne de ce nom. Nous avons plutôt des leaders qui ont fait leur temps. Ils ont montré leur incompétence. D’ailleurs, tout le monde sait que le pouvoir rend fou. Ils sont prêts à tout, jusqu’à même mettre le chaos total dans ce pays. Moi, ce que je leur conseille, à ceux-là qui s’agitent sans base, c’est qu’ils feraient mieux de travailler avec le Président Macky Sall, pour voir comment régler les problèmes des populations.

Cette année nous avons connu nombre de secteurs en grève, notamment la santé, l’éducation, avec le retard des bourses des étudiants qui récemment, a conduit à mort d’homme. Quelle lecture faite-vous de la situation du pays ?
Vous savez, diriger un pays n’est pas chose aisée. Le Président Macky Sall, avant son accession au pouvoir, avait constaté que le pays était déjà à genoux. Le visage du Sénégal était méconnaissable. L’électri­cité constituait un manque criard dans ce pays. Le chômage des jeunes était à un taux qui dépasse l’entendement. C’est comme si le pays avait connu une apocalypse. Redresser un pays qui connait une situation de ce genre n’est pas chose facile. Il faudrait des années pour apporter l’espoir à ces secteurs à genoux. Et aujourd’hui, tout le monde sait que le président de la République à fait redresser certains secteurs. Et l’espoir nous est permis aujourd’hui de croire qu’avec lui, le Sénégal peut aller droit vers l’Emergence…

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