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A quelques mois de la Présidentielle de 2019, Ismaïla Dembélé invite ses camarades de parti à descendre sur le terrain pour échanger avec les populations. Si l’Apériste d’Ourossogui n’affirme pas sa candidature à la mairie, il déclare en revanche être «prêt à s’investir partout où besoin se fera sentir pour le bien-être des populations».

Comment se porte l’Apr à Ourossogui et à Matam de façon générale ?
Elle se porte très bien à Ouros­sogui et même dans toute la région de Matam. Seulement, puisqu’on est à quelques encablures de l’élection présidentielle qui est un scrutin majeur, nous devons multiplier nos descentes sur le terrain et remobiliser les troupes pour défendre le bilan ô combien élogieux du Président Macky Sall. Nous espérons que les Sénégalais lui renouvelleront ce mandat afin qu’il puisse poursuivre ses chantiers déjà entamés et qui donnent de l’espoir.

Récemment le Président a adressé une lettre aux militants, les appelant à l’unité. Cela voudrait-il dire qu’il n’y a pas d’unité ?
Il y avait quelques soubresauts, mais des réglages ont été faits. Aujourd’hui, dans la commune d’Ourossogui, nous parlons tous le même langage. La seule bataille qui vaille en ce moment, c’est celle de la réélection du Président Macky Sall dès le premier tour.

Quelle est justement votre stratégie pour participer à la réélection de Macky Sall ?
Dans ma commune, j’ai déjà fait l’ensemble des quartiers pour remobiliser les troupes parce qu’une élection présidentielle se prépare très tôt. En plus de cela, dès février, il y aura l’ouverture des inscriptions sur les listes électorales. Pour moi, il est important de sensibiliser les populations à aller s’inscrire massivement pour pouvoir voter en 2019 et donner au Président Macky Sall un score sans appel.

En tant qu’Apériste, quels sont vos rapports avec le maire qui est socialiste ?
Le Ps est un parti allié. Et de façon générale, l’unité de la coalition Benno bokk yaakaar est préservée. Aux dernières Législatives, nous avons battu campagne en­semble. Cela nous a permis de gagner en réalisant un score très élevé. Sur ce plan, nous n’avons aucune crainte, nous avons de bons rapports avec le maire parce que l’essentiel, c’est que la coalition travaille et réélise le Président Macky Sall dès le premier tour.

Benno bokk yaakaar de Matam n’est-elle pas menacée par les pro-Khalifa Sall qui entendent faire de Idrissa Seck leur candidat au cas où le maire de Dakar serait em­pêché de se présenter ?
Le Président Macky Sall a un bilan qui parle comme le Pse, le Pudc, la Cmu, les Bourses de sécurité familiale. Sur le plan des infrastructures routières, il y a la réhabilitation de la route Ndioum-Ourossogui-Bakel qui est en cours, avec ce maillage de l’ensemble du pays, mais aussi des réalisations dans le domaine de l’agriculture. Je suis dans le domaine de riz. Et aujourd’hui, en connaissance de cause, je vous assure que le riz local se vend très bien à l’intérieur du pays et à travers le monde. Et il faut souligner que c’est le président de la République qui a boosté la culture du riz au Sénégal qui fait qu’aujourd’hui les importations connaissent une baisse d’année en année au profit du riz local. C’est vous dire que nous n’avons pas peur de Idrissa Seck. Je le prends au sérieux, mais qu’il soit Idrissa Seck ou Khalifa Sall ou n’importe quel autre candidat, nous sommes prêts à défendre le bilan de notre candidat.

Vous êtes justement expert dans la question du riz. Mais le gouvernement n’a pas atteint l’objectif de l’autosuffisance en riz fixé en 2017. Qu’en dites-vous ?
C’est vrai que nous n’avons pas atteint totalement l’autosuffisance alimentaire en 2017, mais un grand saut a été fait. Moi qui suis dans le secteur, je constate que le riz local se vend partout. Les producteurs n’ont plus de riz invendu. Avant l’avènement de Macky Sall au pouvoir, les producteurs du riz dans la vallée avaient toujours été confrontés à des difficultés pour écouler leurs productions. Au­jourd’hui, ce n’est plus le cas. Le gouvernement est en train de faire de gros efforts pour booster davantage la production du riz local et réduire de manière drastique les importations. Ainsi, dans un délai raisonnable de deux à trois ans, nous allons atteindre l’autosuffisance alimentaire en riz. Bien évidemment, l’autosuffisance ne veut pas dire qu’il n’y aura pas d’importation, car aujourd’hui nous sommes dans un monde libre et les règles de l’Organisation mondiale du commerce sont claires à ce propos.

Lors d’une rencontre entre Apéristes, vous aviez haussé le ton pour appeler à la création d’emplois pour les jeunes et le financement des femmes. Ce sont des manquements de la politique du Pré­sident Sall ?
Non, ce ne sont pas des manquements. Le Président Macky Sall a fait beaucoup de choses, mais toujours est-il que pour le bien, rien n’est suffisant. C’est dans ce sens que nous avons sollicité davantage d’emplois pour les jeunes qui ont toujours assuré au Président Macky Sall des victoires éclatantes. Chez les femmes également, nous avons demandé des financements pour plus de motivation. En tant que responsables politiques, il est de notre devoir de s’adresser à l’autorité supérieure pour solliciter plus d’aide et à l’heure du bilan que nous puissions dire à ces gens ce que nous avions pu obtenir pour eux. Sur ce plan, nous avons bien dit au ministre Mbagnick Ndiaye, mandataire du Président, lors de la rencontre à laquelle vous faites allusion, que le Président Macky Sall a beaucoup fait, mais que nous sollicitions davantage d’emplois pour nos jeunes et des financements pour les femmes, en particulier ceux et celles d’Ourossogui.

Avez-vous des ambitions pour la mairie d’Ourossogui en 2019 ?
(Eclats de rire) Vous savez, chaque citoyen peut nourrir des ambitions, c’est normal et légitime. Et surtout quand on est ressortissant d’une localité. Si vous entendez par ambitions le fait de s’engager pour le développement de sa commune, de vouloir participer au progrès économique et social des populations, oui je le suis. Quant aux modalités de mise en œuvre de nos ambitions, elles peuvent être diverses. Ainsi, je le dis haut et fort, je suis prêt à m’investir partout où besoin se fera sentir pour le bien-être des populations.
Quel regard avez-vous de la gestion de la mairie ?
Le maire tente ce qu’il peut. Je dirais seulement au maire de tenir compte des besoins des populations, de faire en sorte qu’il y ait un consensus sur les questions d’intérêt général et d’éviter les querelles personnelles qui ne font pas avancer les choses. S’il y a des choses à critiquer, je le fais. Et s’il y a des réalisations, je félicite le maire. Je ne suis pas dans l’opposition crypto personnelle, mais dans le partage d’idées, dans la courtoisie et la discipline.

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