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Depuis la Présidentielle de 2019, beaucoup de responsables de l’Apr de Podor ont «disparu». Daouda Ly dit Mahy dénonce ce comportement qui a provoqué des frustrations chez les militants. Ce responsable du parti présidentiel dans la commune de Boké Dialloubé pense avoir «le potentiel nécessaire» pour prendre la mairie dirigée par Abdoulaye Daouda Diallo. Mais il préfère attendre le «moment venu» pour en discuter avec ses camarades.

Comment se porte votre parti, l’Apr, dans le département de Podor plus d’un an après l’élection présidentielle ?
L’Apr se porte bien. Nous travaillons en parfaite harmonie avec le coordonnateur départemental, Monsieur Abdoulaye Daouda Diallo. Ce qui a donné au candidat Macky Sall un score de 95% dans le département, lors de la Présidentielle de 2019. Cela est dû au travail que nous avons abattu mais aussi aux réalisations qui ont été faites dans la zone. Aujourd’hui, quand vous arrivez dans l’Ile à Morphil, vous êtes émerveillés par cette route goudronnée avec des lampadaires et qui a fini de désenclaver la zone.

Que vous inspirent les tendances entre Apéristes du département où les responsables se prennent presque pour des ennemis ?
On peut dire que les frères se sont retrouvés. On ne peut pas dire cependant qu’ils sont des ennemis parce qu’ils sont de l’Apr et se réclament tous de son chef. C’est normal, en politique, qu’il y ait des ambitions qui émergent. Il y avait la Nouvelle dynamique (Ndlr : tendance de Cheikh Oumar Hann) et la coordination reconnue par les instances du parti (Ndlr : tendance de Abdoulaye Daouda Diallo), mais c’est le même parti. Les tendances permettent d’animer les partis mais aujourd’hui tout est calme. Les militants se plaignent d’ailleurs de ce manque d’animation car depuis la réélection du Président, les responsables ne vont plus dans leurs zones respectives, ne serait-ce que pour remercier les militants.

Quelles propositions faites-vous pour éradiquer le chômage dans l’arrondissement de Saldé et au Nord en général ?
Nous sommes dans une zone qui a un potentiel agricole énorme et l’autre partie, le diéri, a un potentiel d’élevage considérable avec des produits laitiers en quantité. Pour régler le problème du chômage et de l’émigration clandestine, il faut partir des besoins des jeunes. Ces milliers de kilomètres carrés de terres et d’eau dans le département sont un atout. Il faut donc des investissements agricoles et des séances de formation et d’encadrement des jeunes.

Le Président Macky Sall envisage de faire une tournée dans la région de Saint-Louis. Certains estiment que c’est pour donner un second souffle aux responsables qui sont en perte de vitesse en vue des locales. Est-ce votre avis ?
C’est une tournée économique mais c’est toujours bon de tâter le pouls pour voir s’il a toujours la majorité. Il y a quand même beaucoup de frustrés chez les responsables et les militants à la base. Le Président a besoin de revigorer les troupes. Est-ce qu’il faut continuer avec les mêmes responsables ? C’est lui qui jugera comme il a jugé bon de faire appel à l’opposition. J’ai choisi d’être proche des militants et de la base. Le département reste toujours le fief du président de la Répu­blique.

Serez-vous candidat à la mairie de Boké Dialloubé aux prochaines élections locales ?
Comme j’ai eu à le dire, notre destin ne nous appartient pas. En tout cas, nous pensons avoir le potentiel nécessaire pour cela. Mais nous sommes dans le cadre d’un parti et nous avons un responsable. Il y a le maire qui est là et qui n’a pas terminé son mandat. Donc, le moment venu, nous trouverons le temps pour échanger, discuter et voir tout ce qui est possible pour qu’aucune partie ne soit lésée.

Comment voyez-vous les retrouvailles Macky-Idy et la perspective 2024 ?
Quand on met quelqu’un devant, il faut croire en lui. On a besoin des grands rassemblements car les défis sont énormes. Le coronavirus est là et le président de la République a alerté sur l’éventualité d’une deuxième vague. Et puis il ne faut oublier pas que Idrissa Seck et son parti étaient dans la mouvance présidentielle en 2012. Pour le reste, sur ce qui va se passer en 2024, Dieu Seul sait. Qui va être candidat qui ne va pas l’être, nous n’en sommes pas encore là. La coalition Benno bokk yaakaar a tenu 8 ans et nous espérons que cette nouvelle grande coalition va se pérenniser.

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