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Le coordonnateur de la Convergence des jeunes républicains de Sédhiou parle, entre autres, des investitures aux Législatives et souligne que déjà au moins quatre candidats se sont signalés dans les rangs de l’Apr. Mamadou Saliou Barry avertit que les jeunes, «laissés en rade», ne se laisseront pas faire cette fois-ci.

L’Apr de Sédhiou ne risque-t-elle pas d’aller en rangs dispersés aux Légis­latives ?
Nous allons vers des élections qui sont compliquées. Chaque responsable politique a des ambitions. On dénombre quatre candidats prêts à faire cavalier seul, s’ils ne sont pas investis. Au niveau de l’Apr, jusqu’à présent il n’y a  pas eu de rencontre pour harmoniser les positions. Certes l’Apr n’est pas un parti structuré de manière horizontale, mais ce n’est pas un problème en soi. A Sédhiou, on a un problème de leader capable de rassembler toutes ces forces. Ce sont les conséquences du manque de promotion des cadres dans des postes électifs. C’est pourquoi les élections donnent l’occasion à chacun de réclamer sa part du gâteau. Et on oublie que l’objectif, c’est de donner une majorité parlementaire au Président.
Quel doit être le profil du candidat ?
Il doit être quelqu’un capable de convaincre les populations. Mais Sédhiou a également besoin de gens capables de porter dignement ses préoccupations dans des instances comme l’Assemblée nationale. Pour cela, il faut une véritable alternance générationnelle. Nous avons notre mot à dire et nous, membres de la Cojer, n’entendons pas nous laisser faire parce que la Cojer est la seule qui assure l’animation du parti. Nous attendons le moment venu pour réclamer notre part. On ne peut oublier le rôle déterminant que nous avons joué dans l’élection de Macky Sall en 2012. Quand nous l’accueillions à Sédhiou, nous n’avions aucun sou. Nous avons même emprunté de l’argent pour le faire.
Pouvez-vous revenir sur votre clash avec le président du Conseil départemental ?
La Convergence des jeunes républicains est représentée dans chaque commune et département du pays. De 2010 à 2014, il n’existait pas de Cojer à Sé­dhiou au niveau départemental. Le parti organisait l’Uni­ver­sité républicaine, regroupant toutes les Cojer départementales, mais Sédhiou n’était pas représentée à cette rencontre. Partant de là, lors d’une rencontre tenue à la Chambre des métiers, j’ai attiré l’attention de mes camarades sur la question. L’assemblée qui a apprécié ma remarque a décidé de se pencher sur la question le 8 mars. A cette date et à l’unanimité, des jeunes de différentes communes m’ont proposé com­me coordonnateur, poste que j’occupais d’ailleurs depuis 2014. Nous avons donc déposé notre Pv auprès de Abdou Mbow, coordonnateur national de la Cojer. Le président du Conseil départemental a reçu une copie de ce Pv qui devait atterrir au directoire national du parti. Depuis lors, on s’organise et mène nos activités sans problème. Mais cette année, le président Boubacar Biaye m’a appelé pour me demander de céder la coordination départementale et de me consacrer à la commune au profit de El Hadji Abdoulaye Souané. Chose que j’ai refusée parce pour moi, c’est une trahison à l’endroit des camarades qui ont placé leur confiance en moi. C’est là que nos divergences ont commencé. Depuis cette rencontre tenue en présence de Aliou Diallo, vice-président du Conseil départemental, et du concerné, El Hadji Abdoulaye Souané s’autoproclame coordonnateur départemental de la Cojer. Je considère cela comme une usurpation. Je suis le patron de la Cojer à Sédhiou comme en attestent les rencontres que j’organise régulièrement. Mais M. Biaye, voyant mon refus comme une insubordination, m’a remercié. Je ne suis plus dans son cabinet. J’organisais des rencontres sans son soutien. Je considérais que mon poste de chef de Cabinet n’a rien à avoir avec mes responsabilités politiques. Je me suis trompé. Son ambition, c’est de m’utiliser et de me jeter à la poubelle. Je regrette d’avoir été son chef de Cabinet qui me ramène au statut de simple militant de Biaye et non du parti. Pourtant, j’ai gagné ce poste sur la base d’un compromis. En effet, lors des investitures de 2014, je devais être sur la liste en tant que responsable des jeunes, mais il m’a appelé pour me dissuader, car il a fait face à des problèmes de choix. Il m’a donc proposé d’être chef de Cabinet après l’élection. J’ai surtout cédé parce qu’à ma place, il a proposé un jeune qui se trouve être El Hadji Abdoulaye Souané, représentant les étudiants. Aujourd’hui, je le regrette amèrement.

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