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Sous le feu des critiques de certaines personnes, notamment sur la construction du marché hebdomadaire de sa localité, le maire de Ndoyène invite ses détracteurs à se rapprocher de la municipalité pour avoir «la bonne information». Modou Ndoye a également listé ses réalisations dans cette commune du département de Kébémer.

Quel bilan faites-vous de l’élection présidentielle dans votre commune ?
Nous venons de sortir de l’élection présidentielle qui a suscité beaucoup de bruit, mais que nous avons gagnée. Notre candidat, le Président Macky Sall, a remporté cette élection et cela n’a pas été une surprise pour nous. En effet, vu tout ce qu’il a pu faire pour le Sénégal, nous étions vraiment convaincus qu’il allait la remporter.
Vous avez été choisi comme plénipotentiaire de la coalition Benno bokk yaakaar dans votre zone. Comment l’avez-vous accueilli ?
Un sentiment de satisfaction. Depuis 2012, à toutes les élections, j’ai été choisi comme plénipotentiaire de l’arrondissement de Darou Mousty. C’était le cas lors des Législatives de 2017, du Référendum de 2016 et de la Présidentielle de février dernier. Et Darou Mousty est une grande contrée qui polarise sept communes. Donc, c’est presque la locomotive du département de Kébémer : celui qui gagne l’arrondissement de Darou Mousty gagne le département. Si j’ai été choisi comme plénipotentiaire, je crois que c’est une reconnaissance à ma modeste personne parce qu’en même temps je suis le coordonnateur départemental de la Cojer de Kébémer.
Certains vous accusent d’avoir construit le marché hebdomadaire de Ndoyène rien que pour occuper les cantines qui se trouvent en face de la route Ndoyène-Sagata. Que répondez-vous ?
Non ! Je n’avais qu’une cantine et je l’avais cédée à quel­qu’un. Ceux qui m’accusent n’ont rien compris et ne veulent pas aller là où ils peuvent trouver la bonne information. Je suis un maire ouvert et très accessible. Ils peuvent avoir la bonne information en me consultant ou en s’adressant aux autres con­seillers municipaux. Lorsque nous avions voulu construire ce marché, c’était pour rendre la commune plus attractive en créant des ressources. C’est ce qui a été à l’origine de la construction de ce marché hebdomadaire. Il fallait d’abord trouver un site et ensuite procéder au morcellement des cantines. Et on avait choisi le site qui est en face du carrefour. Pour le morcellement, nous avions mis en place une commission composée de chefs de village, des membres de la Direction de l’appui au développement local (Dadl) de Darou Mousty qui nous avaient accompagnés dans ce travail. Ensuite, cette commission avait demandé à tous ceux qui voulaient une cantine de faire une demande et on en avait reçu une centaine. Il fallait donner 10 mille F Cfa pour les cantines en face de la route et 5 mille F Cfa pour les autres. C’est sur ces critères-là qu’on avait attribué les cantines par ordre d’arrivée des demandes.
Vous êtes enseignant de formation. Quelles sont vos réalisations dans le domaine de l’éducation ?
Lorsque nous sommes arrivés à la tête de la mairie en 2014, l’éducation faisait partie de nos priorités. Ce secteur avait beaucoup de problèmes comme les effectifs, les murs de clôture que les populations demandaient pour des raisons de sécurité, notamment pour les écoles qui se trouvent en face des routes, etc. C’est pourquoi on a clôturé le collège de Ndoyène, même s’il est de la compétence du Conseil départemental. Nous avons aussi clôturé l’école de Mbeussine, de Bargua et, cette année, nous avons entamé celle de Taysir. Mais nous avons aussi réfectionné l’école arabe (Al Azhar) qui a été créée par Serigne Mourtada Mbacké et nous envisageons de la clôturer. C’est dire que nous avons beaucoup fait pour l’éducation. Et chaque année, nous dotons toutes les écoles françaises, arabes et les daaras de la commune de fournitures scolaires. Nous appuyons aussi le personnel enseignant en lui octroyant des photocopieuses et autres matériels nécessaires. Pour les étudiants ressortissants de la commune de Ndoyène, la mairie leur attribuait une subvention de 100 mille F Cfa. Et dès que nous sommes arrivés, nous avons porté cette somme successivement à 300 mille, 500 mille, 750 mille. Et cette année, elle sera à 1 million. Mais bien sûr, au-delà de l’éducation, nous avons également fait des réalisations dans d’autres secteurs. Nous avons permis à plus de 15 villages d’avoir accès à l’eau parmi les 44 que compte la commune. Nous avons aussi construit le marché de Ndoyène et celui de Taysir. Il y a en outre plus de 10 villages qui ont bénéficié de moulins à mil et d’autres que nous allons distribuer. Pour les femmes, elles bénéficient du programme d’alphabétisation. Beaucoup d’entre elles savent lire et écrire maintenant. Elles ont bénéficié de l’appui de la mairie pour mettre en place un poulailler et elles s’en sortent bien. Vous savez, la commune n’a pas assez de ressources, mais avec nos partenaires et les programmes de l’Etat, on essaie d’apporter des solutions aux problèmes des populations.
Nous sommes à quelques mois des élections locales. Allez-vous briguer un autre mandat ?
Pour les Locales, c’est tout un processus qu’il faut suivre. Il faut d’abord avoir la confiance de notre parti, l’Apr, et de notre coalition, Benno bokk yaakaar, pour conduire la liste. Et si cette liste gagne, c’est ensuite aux conseillers de choisir parmi eux le maire de la commune. En ce moment-là, je serai candidat.

Stagiaire

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