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Macky Sall a largement gagné à Kédougou lors de la dernière Présidentielle. Et Ousmane Sylla, un des artisans de cette victoire, réclame plus de considération pour sa région à travers un «gouvernement de rupture». Pour cela, le responsable apériste attend beaucoup de ce quinquennat en termes d’infrastructures. Dans cet entretien, le président du mouvement Forces citoyennes pour le progrès décline ses ambitions pour la mairie de Kédougou.

Que vous inspirent les résultats de la Prési­den­tielle à Kédougou ?
Je félicite d’abord l’ensemble de la population de Kédougou pour cette réélection du Président Macky Sall. Kédougou a voté pour le pouvoir, donc pour Macky Sall. C’est la première fois que Macky Sall gagne à Kédougou. Ce fut un travail d’unité avec l’ensemble des leaders politiques. C’est une victoire extraordinaire parce qu’il faut noter que dans la commune de Kédougou, on a voté à plus 70% pour le candidat Macky Sall et 69% au niveau régional.
A quoi s’attendent les populations de Kédougou en perspective de ce second mandat du Président Macky Sall ?
Le Président Macky Sall, durant ces 7 dernières années, a fait beaucoup de choses pour Kédougou. Il y a eu des projets mais notre région fait face à beaucoup de défis. Si on veut se développer, cela doit passer par les fils de Kédougou. Il y a plusieurs secteurs dans lesquels nous attendons le Président Macky Sall. Premièrement, c’est une reconnaissance des fils de Kédougou dans le cadre de nomination à des postes de res­ponsabilité au niveau national afin qu’ils puissent défendre les intérêts de la région. De l’autre côté, il faut un développement réel avec des infrastructures dans le secteur de l’assainissement au sein de la commune et dans certains départements de la région.
En clair, Kédougou veut des ministres dans le prochain gouvernement ?
Le Président Macky Sall est en très bonne posture. Il a appelé au dialogue en direction de l’opposition. Il va former son gouvernement qui doit être celui de la rupture, un gouvernement de développement. Nous nous attendons à avoir des jeunes compétents, des talents pour prendre à bras-le-corps le développement de cette région. Cela fait 7 ans que Kédougou n’a pas eu de ministres. On veut des ministres dans le nouveau gouvernement. Nous voulons des directeurs généraux issus de la région qui vont donner cet élan. Il y a du talent dans notre région. Moi jeune, je suis un cadre à l’Apr et ingénieur de l’industrie et des mines. J’ai une expérience internationale. Je suis revenu dans ma région, dans mon pays pour servir. Des gens comme moi, il y en a beaucoup à Kédougou. Si le Président fait appel à nous, nous serons très heureux d’y répondre. Nous en avons les compétences nécessaires.
Quels sont les défis auxquels la région de Kédougou est confrontée ?
Nous avons besoin d’infrastructures. Certaines routes sont dans un état chaotique. L’en­treprenariat local doit être développé. Beaucoup de sociétés minières se sont installées mais il faut aider les populations à développer l’entreprenariat. On doit avoir des leviers permettant à ces jeunes de créer de mini-entreprises qui vont recruter. Tout le monde ne pourra pas travailler dans les mines. Les collectivités locales doivent aussi apporter leur contribution dans ce domaine. L’autre problème, c’est qu’il faut développer l’agriculture. Il faudra avoir une agriculture industrielle, donc doter certains cultivateurs issus de la région de moyens industriels suffisants pour leur permettre d’être à la hauteur des besoins des populations. Le 3ème point, qui n’est pas le dernier, c’est de vendre la destination Kédougou. Il faut développer le système touristique en construisant des infrastructures hôtelières capables de recevoir des touristes. Il faut désenclaver la région à travers l’aérodrome qui doit être aménagé et développé. A terme, Kédougou sera une région complètement autonome.
Serez-vous candidat aux Locales à Kédougou ?
D’abord, nous attendons la formation du nouveau gouvernement. Nous avons tous des ambitions pour la mairie de Kédou­gou. Maintenant, nous sommes dans le cadre d’un parti, Apr, et d’une coalition qui s’appelle Benno bokk yaakaar. Nous allons décliner notre offre pour les populations le moment venu. La population veut le changement et nous représentons ce changement. Je suis persuadé que les décisions qui seront prises au niveau national prendront en compte le désir de changement des Kédovins à travers ma personne et mon mouvement. La mairie de Kédougou m’intéresse. Maintenant, cela n’est pas une fin en soi. Nous voulons apporter notre pierre à l’édifice pour le développement de Kédougou.

bgdiop@lequotidien.sn

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