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Les Petites et moyennes entreprises (Pme) représentent plus de 90% du tissu économique au Sénégal. Mais ces entreprises présentent également un fort taux de mortalité surtout les premières années d’existence. L’accès à des services bancaires adaptés est une des difficultés auxquelles sont confrontées les Pme. Cette problématique est depuis hier au centre d’un atelier de l’Organi­sation internationale de la Francophonie.

Les Petites et moyennes entreprises (Pme) représentent plus de 90% du tissu économique au Sénégal. Mais ces entreprises présentent également un fort taux de mortalité surtout les premières années d’existence. De nombreuses raisons expliquent cette situation. «Les difficultés se situent à plusieurs niveaux», estime le Secrétaire général de l’Agence de promotion des exportations du Sénégal (Ase­pex), Bathie Ciss. L’orga­nisa­tion, la gestion et l’encadrement peuvent expliquer cette forte mortalité. Mais l’accès à des services de financement adaptés est également une des raisons majeures à la difficile survie des Pme. Pen­dant trois jours, des experts venus de toutes les régions du continent sont réunis à Dakar pour un atelier de formation sur le thème : «Développement de services bancaires dédiés aux Pme et aux femmes entrepreneurs en Afrique francophone.» «L’Etat a mis en place un certain nombre de services d’accompagnement, tels que l’Agence de développement et d’encadrement des Pme (Adepme) ainsi que des organismes de financement comme le Fonds de garantie des investissements prioritaires (Fongip) ou la Banque nationale de développement économique (Bnde). Mais nous constatons que le défi du financement reste encore essentiel. L’atelier d’aujourd’hui permet de discuter de nouveaux mécanismes et de stratégies innovantes à mettre en œuvre pour résoudre ce problème», explique M. Ciss. De par leur structure particulière, les moyens de financement traditionnels restent souvent inopérants quand il s’agit de Pme, d’où la nécessité de définir de nouveaux instruments plus adaptés et plus flexibles. «Nous constatons que les mécanismes traditionnels de financement ne sont pas adaptés à la cible Pme qui a des exigences fortes, parce que soumise à une forte concurrence dans les marchés intérieurs et internationaux. Il est donc important de réfléchir sur des mécanismes et des instruments nouveaux et sur des financements innovants pour accompagner cette cible particulière», souligne M. Ciss. Parmi les nouvelles options qui pourraient être adaptées, M. Ciss note les conventions tripartites entre Etat, secteur bancaire, secteur privé et des organismes de financement internationaux.
L’atelier qui est organisé par la Francophonie en collaboration avec la Société financière internationale (Sfi), la branche de la banque mondiale dédiée au secteur privé, va durer trois jours.
mamewoury@lequotidien.sn

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