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Le Bureau de mise à niveau, selon son directeur général, est en train de mener une réflexion pour voir comment intégrer les métiers du pétrole et du gaz naissant au Sénégal dans son programme d’accompagnement des Petites et moyennes entreprises (Pme). Ibrahima Diouf a signé hier des conventions avec 9 Pme dont les dossiers ont été approuvés par le comité de pilotage restreint lors de sa rencontre du 13 juin 2018.

Avec la découverte du pétrole et du gaz au Sénégal, de Petites et moyennes entreprises (Pme) évoluant dans le secteur des hydrocarbures sont en train de naître dans le pays. Ces entreprises souhaiteraient être accompagnées par les organes d’appui mis en place par le gouvernement sénégalais afin de pouvoir décoller et contribuer davantage à la lutte contre le chômage des jeunes. Mais les métiers du pétrole et du gaz ne sont pas encore éligibles à certains programmes comme celui du Bureau de mise à niveau des entreprises.
Conscients de cela, le directeur général du Bmn et son équipe sont en train de réfléchir sur comment intégrer les métiers du pétrole et du gaz dans leur domaine d’intervention. «Il faudra anticiper sur ces questions si nous ne voulons pas être rattrapés par les choses. C’est ça aussi le rôle de notre structure. Au-delà de l’accompagnement technique et financier que nous apportons aux entreprises, nous devons également les conseiller sur les évolutions futures des activités», a déclaré hier Ibrahima Diouf, lors de la signature de convention avec 9 nouvelles entreprises dont les dossiers ont été approuvés par le comité de pilotage du Bmn restreint lors de sa rencontre du 13 juin 2018.
Les investissements globaux de ces entreprises qui ont été validés représentent 760 millions de francs Cfa. Le Bmn a ainsi décidé de leur octroyé au total des primes de l’ordre de 349 millions de francs Cfa.

Ces entreprises comptabilisent au total 86 emplois permanents et 57 emplois temporaires.
A la fin de la mise en œuvre des plans d’investissement, elles espèrent créer 52 nouveaux emplois permanents, soit une augmentation de 60% par rapport au nombre d’emplois actuels enregistrés dans ces Petites et moyennes entreprises.
D’autres impacts sont également attendus, notamment la hausse du chiffre d’affaires qui va varier entre 10 et 60%, le renforcement du cash-flow, c’est-à-dire de liquidité permettant aux entreprises de faire face aux besoins ponctuels liés au loyer et aux salaires. Une meilleure gestion des coûts, de la rentabilité, une augmentation de la capacité d’accueil, surtout pour les entreprises évoluant dans l’hébergement et l’hôtellerie, le renforcement de capacités du personnel, de la production, l’amélioration de la qualité des services… sont aussi attendus de ces investissements.
Evoluant dans différents domaines, notamment la santé, la transformation de produits locaux, l’informatique, entre autres, ces 9 Pme ont un délai d’un an pour réaliser leur plan d’investissement et atteindre ces objectifs.
dialigue@lequotidien.sn.

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