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Surnommées les «6 folles» au lycée El Hadji Baba Ndiongue, elles ont décroché leur Bac S1 dès le premier tour. C’est une histoire singulière dans cet établissement qui les a couvées jusqu’à leur ultime étape à Podor.

C’est une histoire qui fascine les Podorois. Au moment de la proclamation des résultats du Baccalauréat, toute la commune de Podor tendait les oreilles vers le Lycée El Hadji Baba Ndiongue où un jury cristallisait les attentions : il s’agit du 1 165 où composaient uniquement 6 filles. Surnommés les «folles» par leurs camarades qui sont toujours prompts à sortir des vannes, elles sont douées pour les sciences. Elles l’ont démontré en décrochant le Bac dès le premier tour, plongeant «Douweryra» dans la joie.
Sur le chemin de la Terminale, plusieurs élèves ont rendu les armes devant la difficulté de la tâche. Certains ont «viré» vers la série S2. Alors qu’en seconde S1, 14 élèves composaient la classe. Il ne restait en Terminale que les «- folles» amoureuses des études et des mathématiques. Elles sont devenues l’étendard de lycée, de l’administration et du corps professoral qui les ont appuyées dans l’accomplissement de leur rêve. Ce lundi, elles ont rendu fier leur établissement en obtenant leur premier diplôme universitaire : trois ont obtenu la mention Assez bien. Heureux comme un môme, Diéry Ba, proviseur du lycée El Hadji Baba Ndiongue, s’incline devant «la détermination et la hargne de ces filles» qui ont émerveillé tous les visiteurs de son établissement. Il dit : «Ces braves filles ont honoré le lycée. Avec le contexte de cette année où les écoles sont restées fermées de mi-mars au 25 juin, tout le mérite revient à ces filles qui n’ont ménagé aucun effort pour continuer à étudier et à s’exercer durant la pause forcée. Ces élèves étaient au top lors de la reprise des cours au mois de juin.»
Aujourd’hui, ces nouvelles bachelières sont un exemple de réussite, de persévérance dans ce département où le taux d’abandon des filles est très élevé. Cette rupture scolaire est souvent due aux mariages précoces. Ce n’est pas le destin de Khadidiatou Dramé, Fatou Haby Diakhaté, Mariam Diallo, Fatimata Coumba Sy, Fatimata Wone et Fatimata Aboubacry Sy, qui ont la tête étoilée de rêves.

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