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L’Afrique, la jeunesse, la culture, l’amour, la femme : Ce sont là entre autres thèmes développés dans le nouvel ouvrage «Miroir sans reflet» de l’auteur Mamadou Kane, étudiant au Cesti. La cérémonie de dédicace s’est déroulée le samedi 11 janvier 2020.

Miroir sans reflet : C’est le titre du premier ouvrage de Mamadou Kane. A première vue, on peut se demander comment peut-on être devant un miroir sans y voir son image ? Sauf qu’ici le jeune écrivain a fait usage de l’oxymore. Il s’agit de la réunion de deux mots de sens opposé. C’est dans le but de créer la surprise chez le lecteur. Oui, le lecteur sera surpris en parcourant ce recueil de poèmes au fil des pages. L’écrivain veut ainsi inviter son lectorat à se retrouver à travers les 44 poèmes qui composent cette œuvre de 52 pages. En effet, plusieurs thèmes sont développés dans le livre. «Si tu as envie d’abandonner» à la page 13 est un message d’encouragement aux hommes et femmes qui ont perdu espoir à un moment de leur existence. M. Kane leur conseille de se souvenir du parcours de l’ancien président de la République Me Abdoulaye Wade qui, après 26 ans dans l’opposition, a été élu Président à l’aube de ses 75 ans en 2000. L’auteur demande à son lectorat de penser aussi au grand basketteur Michael Jordan. Ce dernier qui a été viré de l’équipe de basketball de son lycée est devenu, grâce à la force du destin, l’un des basketteurs les plus adulés des Etats-Unis.
L’étudiant au Centre d’études des sciences et techniques de l’information (Cesti) parle aussi de religion, notamment la prière. «Mamadou Kane est un Peul. Chez les Peuls antéislamiques, il y avait une prière du matin qu’on appelle ‘’Gueno’’ et qui signifie le ‘’Créateur’’. Et la première prière au petit matin, les Peuls priaient en face du soleil pour lui demander bénédiction, protection et accompagnement le long de la journée. C’était peut-être pour juguler le destin et l’emprise d’un dieu maléfique qui ne serait pas le dieu bon, créateur et protecteur», a commenté samedi l’ancien ministre chargé de la Communication à la présidence de la République, El Hadji Hamidou Kassé, lors de la cérémonie de dédicace du livre. La salle qui a abrité l’évènement dans un hôtel a refusé du monde. La famille Kane est venue du Fouta, sa localité d’origine, de Ziguinchor, sa ville adoptive, de la Guinée, mais aussi du Congo où il a aussi des origines. Ses amis et camarades de classe du Cesti n’ont pas été en reste également. Devant le public, certains ont déclamé quelques poèmes. La situation du talibé est décrite à la page 34 par l’auteur. Et un peu en arrière, c’est-à-dire à la page 30, Mamadou Kane se demande «A quoi bon» pour parler de l’émigration clandestine qui a fait aujourd’hui de la mer méditerranée le plus grand cimetière à ciel ouvert au monde. Toutefois, l’auteur, à l’image de Martin Luther King qui rêvait d’une Amérique unie, rêve aussi d’une Afrique unie, sans guerre. Une partie intitulée «l’Afrique de mes rêves» (p19). D’autres thèmes, à savoir l’amour, la femme, sont entre autres développés en français, anglais et wolof.
Pour El Hadji Hamidou Kassé, le poète n’est pas quelqu’un qui propose des réponses ou des solutions. Mais c’est aux dirigeants, dit-il, d’apporter des solutions, car le poète exprime quelque chose qui est dans ses entrailles, qui est dans son corps, dans son cœur. Mamadou Kane plaide pour l’accompagnement des jeunes écrivains africains par les maisons d’édition africaine. Et l’appétit venant en mangeant, l’auteur de Miroir sans reflet pense déjà à écrire sur des thèmes relatifs à l’émigration clandestine et au phénomène des enfants talibés au Sénégal de manière beaucoup plus large. Des sujets, dit-il, qui le tiennent à cœur.

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