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La protection du personnel soignant doit être renforcée. C’est l’avis du vice-Pca de l’hôpital Idrissa Pouye de Grand-Yoff. Colonel Massamba Diop propose un changement d’approche dans les structures de santé. L’ancien directeur de l’hôpital Le Dantec recommande de mettre en place des points de décontamination, d’interdire les visites, de doter toutes les structures de santé de matériel de protection.

Le personnel médical, très exposé, est en train d’être touché par le coronavirus. En ce moment, plus d’une vingtaine de soignants sont infectés. Face à cette situation, le colonel Massamba Diop préconise un changement de paradigme. Hier sur la Rfm, le vice-Pca de l’hôpital Idrissa Pouye de Grand-Yoff a soutenu qu’il faut désormais considérer «que toute personne qui entre dans l’espace hospitalier est un potentiel cas communautaire». D’après le colonel Diop, «il n’y a plus de présomption favorable». L’ancien directeur de l’hôpital Le Dantec recommande aussi de «créer dans les structures, des points de décontamination». Poursui­vant ses explications, M. Diop pense que pour qu’il n’y ait pas «d’embouteillage à l’entrée, il faut qu’on ait 3 ou 4 points de décontamination par fumigation». Dans le cadre de ce changement d’approche, le colonel Diop propose aussi que «l’accès à l’hôpital soit exclusivement réservé aux malades». Pour lui, les visites doivent d’être interdites aux familles «sauf dans des cas graves et des cas particuliers». Et même dans ce cas, conseille-t-il, elles doivent «subir le traitement par décontamination en plus du lavage des mains, des masques et des gants qu’on va leur donner». Dans cette perspective de changement de paradigme, le vice-Pca de l’hôpital de Grand-Yoff demande de doter tout le personnel de santé quel que soit son niveau de l’Equipement de protection individuelle (Epi). C’est aussi la proposition faite par Arona Diop, secrétaire général du Syndicat autonome des travailleurs de la Santé, lors de ce débat. Selon lui, il faut que toutes les structures disposent du même matériel de protection par rapport à la pandémie.
Pour le syndicaliste, les Epi et les masques Ffp2 ne doivent pas seulement être réservés aux centres de traitement de la pandémie parce que le patient ne fait pas la différence entre les structures. Arona Diop a rappelé, lors de son intervention, que les syndicalistes ont toujours déploré le manque de matériel spécifique par rapport au Covid-19. A l’en croire, «les équipements de protection individuelle, les masque FFP2, ce n’est pas tout le temps qu’on les porte» dans les structures de santé. Selon lui, «ce matériel, qui doit être à la disposition du personnel soignant, n’est pas suffisant».
Par ailleurs, le colonel Mas­sam­­ba Diop a recommandé, dans le cadre de ce changement d’approche, de ne plus parler de «mesures barrières mais plutôt de mesures barrages». Parce que, selon lui, une barrière on peut s’en débarrasser mais là il s’agit de barrer la route au Covid-19.

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