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Avec le partenariat signé ce mardi entre l’Association Yennenga, dirigée par Alain Gomis, et la mairie de Dakar, un nouveau pôle cinéma hébergé au sein du centre socio-culturel de Grand-Dakar va permettre de former des jeunes aux métiers de la post production.

Fabriquer un film au Sénégal de A à Z, c’est le pari que compte relever le Centre Yennenga. Le projet porté par le cinéaste doublement primé au Fespaco, Alain Gomis, a été matérialisé ce mardi par la signature d’une convention de partenariat liant le Centre Yennenga et la Ville de Dakar.
Installé dans le centre socio-culturel de Grand-Dakar, le projet Yennenga propose la mise en place d’un centre de formation dédié aux métiers de la post production. «C’est un partenariat qui fait que nous, le Centre Yennenga, on est désormais hébergé à l’intérieur du centre culturel de Grand-Dakar et qu’on va pouvoir y mener des activités de formation autour des métiers de la post production», explique le président de l’Association Yennenga, Alain Gomis. Le centre va ainsi accueillir des jeunes qui seront formés à ces métiers encore rares du cinéma sénégalais. Ce centre a aussi bénéficié d’un financement de 45 millions de la Délégation à l’entreprenariat rapide des femmes et des jeunes (Der/Fj) sous forme de prêt. «C’est un montant qui va nous permettre de financer une partie des aménagements qui sont nécessaires, des cabines d’isolation», indique M. Gomis.
«Une formation en post production est un outil essentiel qui manque au Sénégal et qui permettra de faire plus de films», indique Alain Gomis, fils du quartier qui n’est plus à présenter dans le monde du 7e art. Ainsi, le Centre Yennenga va accueillir pour sa première promotion, des jeunes qui seront formés en montage image, son, en mixage et en étalonnage. Mais le projet du Centre Yennenga englobe d’autres composantes, notamment la mise en place d’un espace de projection de 400 places, le développement de synergies avec les populations du quartier. Il s’agit, explique Alain Gomis, de projection et de diffusion de films et d’ateliers avec les enfants et les associations.
Cette volonté du cinéaste d’aider à la formation des jeunes dans le domaine cinématographique rejoint les contours du projet «Dacar» formulé par le défunt Oumar Ndao, directeur de la Culture et du tourisme de la ville de Dakar. Ce projet visait à doter la capitale de 5 pôles. «Un rêve commence à se réaliser, celui de Oumar Ndao qui avait créé ce programme de 5 pôles, cinéma, théâtre, musique, danse et arts visuels», souligne Soham El Wardini, maire de la capitale. Aujourd’hui, cette volonté de développer un hub cinématographique au cœur de la capitale, réjouit le directeur de la Cinématographie. Selon Hughes Diaz, «le cinéma est une industrie et ça doit créer de l’emploi et de la richesse».

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