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Des affirmations «fausses et erronées», c’est la réponse de Louis Lamotte de la Css au Pr Ahmadou Aly Mbaye qui affirme que le prix du sucre sénégalais est cinq fois supérieur au prix mondial.

Le prix du sucre de la Css est 5 fois supérieur au prix mondial. Cette sortie de l’économiste et ex-Doyen de la Faseg, Pr Ahmadou Aly Mbaye, lundi lors de la revue économique de l’Unacois/Jappo, ne laisse pas indifférente la Compagnie sucrière sénégalaise (Css), unique producteur de sucre au Sénégal. «J’attends d’avoir la base de telles affirmations qui sont totalement erronées et fausses», a réagi Louis Lamotte, interpellé hier lors de la conférence de presse de l’Unacois/Yeessal. Selon lui, pour savoir si le prix du sucre au Sénégal est cher, il faut analyser les prix au niveau de la sous-région. «Le Sénégal a le sucre le moins cher de l’espace Uemoa par rapport au sucre produit», a-t-il assuré.
Au-delà, le directeur des Ressources humaines de la Css cite le Brésil et la France pour montrer que les prix du sucre au Sénégal sont compétitifs. «Il faut aller au Brésil, à Rio, et entrer dans les supermarchés, vous verrez que cela n’a rien à voir avec les cours dont ils parlent. Il faut aller en France, le paquet du sucre est fixé à 1,20 euro, soit presque 700 francs Cfa, largement au-dessus de nos prix. Pour la Css, c’est 535 francs le kilo», dit-il. D’ailleurs, le Drh de la Css invite les uns et les autres à savoir analyser les cours mondiaux. «Ce sont des prix destinés à démanteler les productions nationales dans les autres pays qui sont demandeurs. Et lorsqu’il n’y aura plus d’usines pour produire du sucre, ils vont rétablir leurs prix», a prévenu M. Lamotte.
Concernant les arrangements fiscaux déplorés dans la revue annuelle de l’Unacois/Jappo, Louis Lamotte réfute toute facilitation gratuite dans leurs relations avec l’Etat du Sénégal. «Il n’y a aucun arrangement entre la Css et l’Etat. Nous payons nos impôts comme n’importe qui. Pour les investissements à venir, il y a une exonération de certaines taxes, mais uniquement pour les investissements. Et pour la production, il n’y a aucune forme d’arrangement», dit-il.
bgdiop@lequotidien.sn

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