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Le ministère de l’Environnement et le Conseil exécutif des transports urbains de Dakar (Cetud) ont organisé un atelier portant sur la réalisation du projet de suivi de la qualité de l’air dans le cadre du Projet d’appui au transport et à la mobilité urbaine (Patmur). Une occasion également de sensibiliser sur la conduite à tenir.

En quelques jours, l’alerte sur la pollution de l’air est passée d’orange à rouge à Dakar. De ce fait, la capitale sénégalaise est confrontée à une dégradation de la qualité de l’air. Les messages de sensibilisation se sont multipliés ces derniers temps grâce au Centre de gestion de la qualité de l’air (Cgqa). La structure, qui est sous la tutelle de la Direction de l’environnement et des établissements classés (Dees), se charge depuis 2009 d’assurer la veille sur la pollution de l’air ambiant et d’en informer le public. Ce phénomène résulte particulièrement de la concentration des moyens de transport en milieu urbain. Il est lourd de conséquences sur la santé des populations. «La pollution de l’air a non seulement des impacts négatifs sur la santé avec une forte recrudescence des maladies respiratoires et cardiovasculaires, mais aussi un poids économique élevé avec 5% du Pib dans les pays en développement», a soutenu Cheikh Fofana, directeur adjoint de l’Environnement et des établissements classés. En outre, il estime que le Cetud aura un rôle déterminant à jouer ; d’où l’élaboration d’un plan d’actions triennal de cet observatoire de la qualité de l’air.
Conscient de la responsabilité du secteur du transport sur la mauvaise qualité de l’air, Gora Sarr, directeur des Etudes et de la stratégie au Cetud, est d’avis que ce partenariat va permettre de sensiblement réduire le nombre de personnes exposées aux pollutions afin de fortement diminuer les risques avec un rôle de plus en plus accru des collectivités locales. Pour lui, «une bonne organisation de la mobilité urbaine participe à l’amélioration de la qualité de l’air, car permettant une réduction des particules de gaz nocifs, rejetés par les moteurs assujettis à une meilleure fluidité du trafic automobile». Cette présente dégradation de l’air constitue une grave menace pour les voies respiratoires, selon Nafissatou Oumar Touré, chef du Service pneumologie de l’hôpital Fann. «Les conséquences sur la santé peuvent être multiples, notamment sur le plan respiratoire. Les polluants irritent les voies respiratoires et favorisent le rhume, surtout chez la personne fragilisée», dit-elle. Cependant, elle indique les mesures de protection : «Pendant cette période, l’idéal est de ne pas sortir pendant une longue durée ou porter un masque qui peut filtrer une partie de la pollution de l’air. Il faut aussi éviter de faire du sport dehors, car en courant on inhale des particules d’air qui peuvent être irritantes.»
Stagiaire

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