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Hier, lors du vote du budget du ministère de la Justice, Ismaïla Madior Fall a donné les chiffres de la situation carcérale actuelle. Selon lui, le Sénégal compte au total 10 mille 564 détenus à la date du 26 novembre 2018 sur 15 millions d’habitants. Il est aussi revenu sur les affaires Fatoumata Mactar Ndiaye, le double meurtre de Médinatoul Salam dont les présumés auteurs sont toujours dans l’attente de leur procès.

Les longues détentions et le surpeuplement carcéral enfièvrent toujours les débats. Il y a quelques jours, la famille de la défunte Conseillère économique, sociale et environnementale et dont le chauffeur a été cité comme le présumé auteur de son assassinat dénonçait les lenteurs dans la procédure. Mais elle doit en fait prendre son mal en patience. Hier, le ministre de la Justice a expliqué la lenteur du dossier de Fatoumata Mactar Ndiaye par le fait qu’en matière criminelle, les longues détentions sont liées à la gravité des infractions dont l’instruction demande plus de temps. Quant au cas des thiantacounes en grève de la faim à la Maison d’arrêt et de correction de Thiès, Ismaïla Madior Fall a réitéré que c’est le non-démarrage des sessions de la Chambre criminelle du Tribunal de grande instance de Mbour, qui a hérité de l’affaire, qui l’explique. En ce qui concerne les mouvements d’humeur du Sytjust, le ministre a rassuré les députés en soutenant qu’un accord a été signé avec les grévistes, mais qu’il y a juste quelques lenteurs notées dans la mise en œuvre. C’est le bref résumé des dernières actualités de la justice, marquée toujours par les longues détentions.
Face aux députés, Ismaïla Madior Fall a donné les chiffres de la situation carcérale actuelle. Selon lui, le Sénégal compte au total 10 mille 564 détenus à la date du 26 novembre 2018 sur 15 millions d’habitants. Il y a 6 106 condamnés (57% de la population carcérale). Les détenus provisoires s’élèvent à 4 458 (42%). Les mineurs à être condamnés au Sénégal sont 232 (2%). Les hommes sont 10 mille alors que les femmes sont de l’ordre de 307. Parmi eux, il y a 9 500 Sénégalais.
Il s’agit là du décompte de l’ensemble des détenus des 37 établissements pénitentiaires du pays. Sur les longues détentions préventives, les parlementaires ont interpellé avec insistance le garde des Sceaux – certains ont même fait des propositions pour désengorger les prisons. Pour combattre le surpeuplement dans les lieux de privation de liberté, ces députés ont préconisé à la place d’une condamnation systématique de faire faire des travaux d’intérêt général aux détenus. Par exemple, les astreindre au nettoiement des villes, à la plantation d’arbres dans les cités et leur redéploiement dans les périmètres rizicoles à l’intérieur du pays. Apportant des réponses aux questions, le ministre a déclaré qu’il est prévenu, entre autres, deux Chambres criminelles de plus à Dakar, une à Pikine et une à Mbour. Toujours dans cette politique pénale, l’Etat prévoit également la construction de nouvelles prisons ainsi que la réhabilitation des infrastructures existantes comme Koutal et Sébikotane.
Pour le cas des Sénégalais détenus à l’étranger, s’il existe une coopération judiciaire entre notre et le pays où il a été arrêté, dit-il, le compatriote, après condamnation définitive, peut purger sa peine ici. Il poursuit que l’Etat appliquera la loi dans toute sa vigueur envers les insulteurs du ministère de culte, des institutions ou encore ceux qui portent atteinte à l’ordre public à travers internet. Le budget du ministère de la Justice est arrêté à de 41 milliards 191 millions 255 mille 944 francs Cfa en 2019 contre 39 milliards 416 millions 629 mille 480 francs Cfa en 2018, soit une hausse de 1 milliard 774 millions 626 mille 464 francs Cfa en valeur absolue et 4,5% en valeur relative.
msakine@lequotidien.sn

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