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Un des nombreux étals du principal marché de Diourbel.

Au marché Ndoumbé Diop de Diourbel, plusieurs sont ceux qui ne portent pas de masque. Nombre d’entre eux se couvrent le nez et la bouche avec des foulards ou leurs paumes. C’est ainsi que le gouverneur de région a fait savoir que cette tolérance ne durera que trois jours.

Suite à l’arrêté du ministre de l’Intérieur sur le port obligatoire du masque pour lutter contre la pandémie du coronavirus, nombre de ceux qui fréquentent le marché Ndoumbé Diop de Diourbel utilisent des foulards ou leurs paumes pour se couvrir la bouche et le nez. Si d’aucuns soutiennent qu’ils ne portent pas de masque, n’y pouvant pas y respirer, d’autres sont d’avis que les masques ne sont pas accessibles.
Cette vendeuse de denrées de première nécessité ne supporte pas les masques chirurgicaux. C’est la raison pour laquelle, dit-elle, elle s’est couverte avec son foulard. Aminata, bassine à la tête, à la recherche d’un client pour ses jus de bissap, a fait savoir, quant à elle, que sa priorité est d’assurer la dépense quotidienne et non d’acheter des masques.
Interpellée sur la question, l’autorité administrative a souligné que le port de masque sera généralisé dans tous les endroits recevant du public comme les marchés, les gares routières, les endroits de forte concentration, entre autres. Ainsi, Gorgui Mbaye a fait savoir que c’est tout à fait normal que le port de masque ne soit pas effectif dès le premier jour de cette mesure. «Si je fais le tour le premier jour, je risque de prendre tout le monde en flagrant délit. Mais peut-être au troisième jour, après avoir passé le communiqué dans toutes les radios, je vais donner des instructions aux préfets et sous-préfets d’informer toutes les populations sur l’arrêté du ministre», dit-il. Et le chef de l’Exécutif régional d’estimer qu’il faut donner un délai de latence aux gens en attendant qu’ils soient informés de la mesure prise par le ministre de l’Intérieur. En ce sens, tient-il à préciser, après trois jours, ce sera la tolérance zéro. Aussi, signale le gouverneur de Diourbel : «Si le manque de masques est constaté, les tailleurs ont toute la technique pour confectionner des masques locaux. Je vais demander aux tailleurs d’en faire une quantité importante et de l’échanger à un prix symbolique. Nous verrons comment appuyer ces tailleurs avec un montant symbolique pour les subventionner.»

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