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Le portefeuille de la coopération entre le Sénégal et la Banque mondiale comprend actuellement 30 projets actifs pour un montant d’environ 977 milliards de francs Cfa. Selon le ministre de l’Economie, des finances et du plan, Amadou Ba, ce portefeuille comporte 9 projets régionaux, un appui budgétaire d’environ 75 milliards de francs Cfa et des études pertinentes dans les secteurs prioritaires déclinés dans le Plan Sénégal émergent (Pse). Selon Mme Louise Cord, le portefeuille a connu une forte croissance en passant d’environ 700 milliards de francs Cfa (y compris 130 milliards de francs Cfa au titre des projets régionaux) en 2017 à environ 1 065 milliards de francs Cfa en 2018, dont 206 milliards de francs Cfa pour des projets régionaux. Elle ajoute que la concentration sectorielle du portefeuille est assez équilibrée avec 19% des financements qui vont au secteur du développement humain (santé, éducation, protection sociale), 19% également qui vont au secteur des infrastructures et des transports, 17% au secteur du développement rural (agriculture, élevage, pêche et changement climatique), 15% au secteur de l’énergie et de l’assistance technique du domaine gazier, 5% pour des appuis budgétaires pour accompagner les réformes et 3% en appui au secteur privé. «Les différents projets du portefeuille enregistrent des taux d’exécution satisfaisants ces dernières années», se réjouit le ministre de l’Econo­mie, des finances et du plan. M. Ba explique ce bon comportement par un suivi rapproché avec l’implication effective des équipes à travers l’organisation de missions conjointes de supervision, d’appui-conseil et une meilleure exploitation des rapports d’audit, et l’utilisation du système électronique des décaissements (client connexion) qui raccourcit les délais de paiement.
Concernant les contreparties, M. Ba informe qu’un montant de 6 milliards 531 millions 683 mille 500 francs Cfa s’est ajouté à ceux initialement prévus ; d’où des crédits ouverts en 2018 d’un montant d’environ 29,840 milliards francs Cfa, rien que pour la prise en charge correcte des différentes contreparties des projets du portefeuille.
En 2018, le taux de croissance du pays est attendu à 7% et celui de 2019 à 6,9% grâce aux performances du secteur agricole, au redressement du secteur de l’industrie et à la consolidation de la dynamique des services, souligne Amadou Ba.
mamewoury@lequotidien.sn

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