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Les populations de la commune de Diamniadio ont décrié le week-end dernier, le manque d’infrastructures au niveau des localités de Darou Mbapp, Keur Ali Samba, Porokhane et Ngayene Sabakh. «Nous avons été toujours laissés en rade. Les politiciens, c’est lors des élections qu’ils viennent ici et après on ne les revoit plus. Toutes les promesses qu’ils nous avaient faites n’ont pas été respectées», soutient Mbaye Sylla, délégué de quartier. Ces complaintes ont été exprimées lors de la pose de la première pierre par le mouvement populaire Tawfeex de la maternité qui porte le nom de Yaye Nini Diouf.
Pour le président du mouvement populaire Tawfeex, Omar Kamby, «la localité de Diam­niadio a été toujours laissée en rade. Et nous, en tant que fils de cette localité, avons décidé de construire cette maternité».
Cet imposant édifice d’une superficie de 400 m2 comprend un service administratif, des bureaux pour le personnel soignant, 4 salles d’accouchement ultra-modernes, huit cabines de récupération bien équipées avec deux lits chacune et salles de bain. Mais également «deux salles d’attente, une salle d’échographie, des Water-closet WC pour hommes et femmes et un parking pour l’ambulance. Le coût tourne autour de 70 millions de francs Cfa», renseigne Omar Kamby, très déterminé à porter assistance aux populations de cette localité. D’ail­leurs, les femmes, qui étaient venues assister à cette cérémonie, ont fait savoir qu’elles quittaient Diamniadio pour se faire consulter ou se soigner à Bargny ou à Rufisque.
Les responsables du mouvement demandent, une fois la maternité achevée en mi-janvier, que «l’Etat (leur) envoie des médecins et des sages-femmes qualifiées». «Pour ce qui concerne la commission de gestion, nous allons nous en charger», assurent-ils.
latifmansaray@lequotidien.sn

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