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L’écart de comportement de certains lutteurs traduit le malaise chez les écuries qui peinent à mettre une organisation digne de ce nom pour canaliser leurs athlètes. C’est l’avis de l’ancien directeur technique de Baol Mbollo, Omar Diagne «Omez». Explications.

Les écuries de lutte ne sont pas bien organisées au point qu’elles n’ont pas d’emprise sur leurs athlètes. C’est le constat fait par Omar Diagne «Omez», directeur sportif de «Omez Sports-Center». Ce dernier souligne que ce qu’il avance trouve sa pertinence par rapport «au comportement peu orthodoxe», de certains lutteurs comme ce fut le cas avec Gris Bordeaux de Fass. Ce dernier ayant accusé un gros retard pour prendre part à la conférence de presse, organisée par Luc Nicolaï, et qu’il devait animer en compagnie de son adversaire, Balla Gaye 2, qui avait fini par bouder la rencontre.

«Les écuries n’ont aucune mainmise sur les lutteurs»
«Le comportement de Gris Bordeaux démontre à suffisance que les écuries n’ont aucune mainmise sur leurs lutteurs. Il fut un temps où Ness de Lansar et Gouye Gui de Mor Fadam se sont illustrés de la pire des manières en s’entraînant en solo loin des yeux de leur staff technique. Même Gris Bordeaux s’était comporté de cette sorte à la vieille de son combat contre Modou Lô. Cela me conforte dans l’idée qu’il y a un mal organisationnel au sein des écuries de lutte», a noté l’ancien préparateur physique de l’écurie Baol Mbollo. Ce dernier, entre autres exemples, de citer le directeur technique de l’école Balla Gaye, communément appelé Père Balla, et qui s’était plaint de l’absence répétée aux entraînements de Balla Gaye 2 au moment où ce dernier était au sommet de son art.

Donner «plus d’au­torité» au président de l’écurie
Plaidant pour que chaque écurie dispose de son manager. Ce qui contribuerait davantage à parfaire son organisation, Omar Diagne de déplorer le fait que l’argent tiré des cachets des combats «soit versé aux lutteurs plutôt qu’à l’écurie». Prônant pour que le statut du président de l’écurie «soit redéfini pour donner au poste plus d’autorité», «Omez» soutient que cela éviterait de donner raison «à ceux qui soutiennent que ce sont les têtes de file qui dirigent les écuries». «Et comme exemple, on peut citer l’écurie de l’ancien «Roi des arènes». A savoir Boul Falé qui s’identifie à Tyson. Aujourd’hui que ce lutteur est parti à la retraite, on n’entend plus parler de cette écurie. Qu’est-ce qui en reste ? On ne saurait le dire», s’interroge le technicien qui estime ce manque d’organisation des écuries se sent à travers la communication que tiennent les membres qui composent cette entité.

Quand Tapha Guèye dément son poulain Gris Bordeaux…
Revenant sur le cas Gris Bordeaux, «Omez» prend exemple sur les deux sorties faites par deux membres de l’écurie de Fass ; à savoir le lutteur Gris Bordeaux et le directeur technique, Moustapha Guèye. «Chacun d’entre eux a fait une communication après la conférence avortée de Luc Nicolaï. Cherchant à trouver des excuses par rapport à son retard, Gris Bordeaux avait affirmé dans la presse qu’aucun contrat ne le lie au promoteur. Avant que Tapha Guèye ne fasse une sortie pour le démentir. En clair, le fait de n’avoir pas adopté la même position témoigne de l’organisation un peu tirée par les cheveux des écuries», fait-il remarquer, tout en invitant le Cng «à avoir un œil sur ces entités, en les aidant à mieux se structurer». «Lorsque j’étais à Baol Mbollo, aucun lutteur n’osait faire quoi que soit sans consulter les membres de l’écurie», tient à préciser «Omez» en guise de conclusion.
ambodji@lequotidien.sn

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