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La guéguerre entre les lutteurs et le Cng est montée d’un cran avec la dernière sortie musclée du Collectif qui faisait face à la presse hier. Une tension que le président de l’Asso­ciation des amateurs de lutte, Doudou Diagne Diécko, avait vu venir. Explications.

Le président de l’Association des amateurs de lutte, Doudou Diagne Diécko, dit avoir toujours alerté sur le danger que constitue le fait que «le Cng de lutte n’organise pas d’Assemblée générale d’information pour rendre compte aux acteurs de la discipline». C’est cela, selon lui, qui vaut aujourd’hui à l’instance en charge de la lutte «de faire l’objet d’une levée de boucliers des lutteurs qui réclament son départ» alors que son mandat arrive à expiration le 31 octobre prochain.
«On n’en serait pas là si le Cng avait appliqué l’arrêté ministériel dans son article 4 qui stipule que le Cng doit tenir une Assemblée générale d’information à chaque nouvelle saison. Le football, le basket et toutes les autres disciplines le font. Pourquoi pas le Cng ? Aujourd’hui, les choses m’ont donné raison, j’ai toujours attiré l’attention sur la question», a soutenu au bout du fil le président de l’Association des amateurs de lutte.

Le ministre Matar a devait rappeler à l’ordre le Cng sur la nécessité de rendre compte
Quid de la responsabilité de la tutelle ? Selon Doudou Diagne Diécko, «le ministre des Sports devait rappeler à l’ordre le Cng. A chaque fois que l’occasion se présente, il devait mettre l’accent sur l’importance de tenir des Ag d’information au sein des fédérations pour éviter tout conflit», a-t-il indiqué. Comme pour prendre le contre-pied du Cng dont l’argument est de toujours dire «qu’il n’a de compte à rendre qu’au ministre des Sports.» En clair, selon notre interlocuteur, la particularité du Cng qui est une structure d’exception ne devrait pas le dispenser de rendre compte, car recevant de l’argent.
A l’arrivée, Diécko dit ne pas être surpris par cette «situation de pourrissement» dans un contexte marqué, selon lui, «par l’éternelle préoccupation des lutteurs qui continuent à s’interroger sur l’utilisation de leur argent tiré des sanctions financières qui leur sont appliquées», a-t-il dit.
Le refus des amateurs d’offrir leur médiation pour arrondir les angles, Doudou Diagne Diécko l’explique par le fait qu’ils n’ont pas été saisis en ce sens. Néanmoins, il informe que leur association compte adopter dans les jours à venir une position par rapport à la question.
Parlant de l’arène nationale que le président de la République, Macky Sall, avait promis d’inaugurer «avant octobre», le président des amateurs dit n’avoir «aucune information sur la question».
ambodji@lequotidien.sn

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